Category Archive Non classé

Tribune mai 2021

La Liberté s’affiche fièrement comme valeur de la République sur le fronton de la Mairie. Celle-ci passe par l’assurance que l’espace public est un lieu serein et respecté de tous. Or, le respect n’est pas la valeur première à Ivry. Pire, je constate une inversion des normes qui autorise aujourd’hui à braver, bafouer, mépriser et insulter l’autorité policière avec une impunité flagrante.

Cette banalisation de la violence à l’égard de la police est une dérive de la société vers toujours plus de laxisme. Il y a 6 ans, Atef Rhouma, aujourd’hui 3ème adjoint au Maire dénonçait les violences policières : « Les non-condamnations par la justice donnent un véritable permis de tuer à la police, permis de tuer une certaine population en tout cas. Comment ne pas perpétuer le sentiment d’injustice et le sentiment de deux poids deux mesures quand la justice est clémente pour les policiers alors qu’elle a la main lourde pour les jeunes poursuivis (…) ».

Force est de constater que 6 ans après, la situation s’est bien inversée. Cette fois-ci, je n’ai entendu aucun élu de la majorité municipale dénoncer la clémence des juges dans l’affaire de Viry-Châtillon. Il n’est pas tolérable que des peines si légères soient prononcées alors que des policiers avaient été grièvement blessés. C’est une honte faite à la République.

Ces situations tendent à se banaliser. Si les refus d’obtempérer étaient rares il y a 15 ans, ils se multiplient aujourd’hui, avec un refus toutes les 25 minutes en France.

En février dernier, un automobiliste s’est tué après un refus d’obtempérer face à la BAC d’Ivry-sur-Seine. Le mois dernier, à Vitry-sur-Seine, un fuyard a créé un accident après le vol d’une voiture et en prenant la fuite face à la police.

Surtout, il y a un mois, un élu de la majorité municipale s’est permis lui aussi de refuser un contrôle de police et a fui après avoir grillé plusieurs feux rouges. Le Maire a faiblement condamné cet acte et aucune sanction politique ne lui a été adressée. Un élu de la République peut donc librement et en toute impunité mettre en danger des forces de l’ordre. Nous sommes en devoir d’attendre de l’exemplarité de leur part. Le fait que celui-ci puisse continuer de représenter la République après de tel fait est indigne. J’ai demandé au Maire de prendre ses responsabilités ; il a taxé ma demande de « récupération politique ». Je suis attaché à l’autorité de l’Etat et au respect des institutions et ces faits sont intolérables.

Je ne peux que souligner une certaine cohérence du Maire dans sa politique laxiste. Il laisse ses élus critiquer ouvertement la police et les soutient lorsqu’il se permettent de manquer de respect face à l’autorité.

Deux poids deux mesures. Ce n’est pas cette société que nous voulons. L’éducation à un sens.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Tribune avril 2021

Vendredi 12 mars, cité des Longs Sillons, un gros point de drogue a été démantelé générant en à peine 8 mois 900 000 € de « bénéfice ». C’est l’équivalent du salaire de toute une vie d’un travailleur au SMIC. Cette cité est connue au-delà des frontières d’Ivry ; le Ministre de l’Intérieur s’y est même rendu le 19 août 2020. Elle est surnommée, par la police et les consommateurs, le « Four du sud parisien ». Encore une image déplorable dont Ivry se serait bien passée.

De drôles de touristes viennent se fournir dans ce commerce de proximité bien particulier et bien lucratif. Parce que le Maire refuse la création de la police municipale ou l’installation de la video-protection par idéologie pure, nous avons demandé au Ministre, des effectifs supplémentaires pour le commissariat d’Ivry. La réponse se fait encore attendre ! Ce renfort est d’autant plus nécessaire que les trafics gangrènent Ivry, à la vue de tous, en toute impunité. Non seulement au fameux « Four du sud parisien » mais également dans d’autres points, bien trop nombreux : au pied de la Mairie ou place Voltaire, sans oublier dans les nombreuses cités HLM gérées par l’OPH d’Ivry. Là, les locataires sont en droit de réclamer protection et sureté pour eux et leurs enfants (quartier parisien, cité Hoche, Truillot, etc…).

Pourtant, nos dirigeants préfèrent pointer du doigt la Police Nationale, soutenir Assa Traoré, courir au chevet des squatteurs, débaptiser des noms de rues ou bien voter un vœu au Conseil municipal pour la dépénalisation de TOUTES les drogues…

Les élus de la majorité dénoncent la misère dans le monde et préfèrent l’entretenir à Ivry. Les squats se multiplient avec un grand cynisme de la part de la municipalité. Ce sont des situations désastreuses, intolérables, indignes, inhumaines et dangereuses. Il y a notamment ceux de la rue Maurice Gunsbourg, de l’avenue Jean Jaurès ou pire celui de l’angle de la rue Molière et de la rue Pierre Rigaud, qui même incendié, continue d’être squatté.

La ville se développe de manière littéralement anarchique. Certains immeubles poussent au milieu de zones sans commerce ni école, de lieux squattés, de rues jonchées de déchets ou défoncées, sans parc ni espace vert avec bien trop peu de jeux d’enfants ou même d’espaces canins. Ivry devient un no man’s land au milieu de villes qui avancent dans leur siècle. L’attractivité d’Ivry est un sujet discutable et nombreux sont les exemples de nouveaux Ivryens qui souhaitent déjà repartir et ce, quel que soit leurs quartiers. Certains chercheraient-ils à préserver l’entre soi ou plus généralement entretenir un vrai capitalisme de la misère ?

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Tribune mars 2021

Je ne serai jamais du côté de ceux qui affaiblissent la France. La bien-pensance devient le discours officiel contre lequel il est interdit de penser différemment.

Plus que jamais, les élus d’Ivry-sur-Seine, à commencer par le Maire, prône un discours de division insultant ceux qui pensent différemment.

Les élus locaux et nationaux d’Ivry, que ce soit le Maire ou la Députée Mathilde Panot, préfèrent remettre en cause le droit de propriété pour défendre le squat, condamnent faiblement les tags anti-flics et préfèrent dénoncer régulièrement les soi-disant contrôles aux faciès et autres présupposés violences policières.

L’argent public est également utilisé pour permettre à des élus locaux d’aller soutenir Adama Traoré. Est-ce à cela que doivent être utilisés nos impôts locaux ?

La situation est pourtant grave. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes. Les beaux discours et les grandes politiques cachent la réalité du quotidien et tirent la ville vers le bas. Les tirs de mortiers, les incivilités quotidiennes et la saleté dans les rues deviennent un particularisme local. Les murs de la ville se transforment en lieux d’expression honteux où chaque cause peut s’exprimer librement sans aucun filtre. Aujourd’hui, la dérive communautaire explose au grand jour. La tenue d’une marche décoloniale le 23 janvier dernier à Ivry-sur-Seine est une honte pour la République et une insulte faite à la France et son Histoire. Or, les discours haineux qui se sont tenus lors de cette « balade » n’ont aucunement été dénoncés par le Maire, bien au contraire. Critiquer cette marche m’a value un procès public lors du dernier Conseil municipal. Jamais je ne m’excuserai d’être français.

Cultiver la haine ne sert qu’une cause, celle des extrêmes. Les idées du communisme n’ont que d’égal, les idées du Front national. Je ne peux que m’opposer à cette politique du pompier pyromane qui vise à satisfaire tel ou tel électorat.

En exprimant ouvertement qu’il convient de « résorber une inégalité historique pouvant être considérée comme discriminante » vis-à-vis des musulmans. Il n’y a plus aucun doute sur les orientations prises par cette municipalité. Depuis, chaque prise de position et chaque conseil municipal viennent nous rappeler ces orientations.

Le Maire se trompe de combat et oublie l’intérêt général des Ivryens. Ces prises de position ne font qu’envenimer les choses. Pourtant, je ne peux que penser que cela est fait sciemment. Ces gages sont-ils la contrepartie de son élection ?

Alors, oui, je préfère encore me faire insulter et être stigmatisé plutôt que d’accepter la situation dans laquelle sombre la ville d’Ivry. Ivry peut être fier de son passé mais pas de l’avenir que nous réserve cette municipalité. Mon combat sera toujours tourné vers Ivry et les Ivryens.

 

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal

Président du mouvement Ivry Autrement

Tribune février 2021

Si la crise sanitaire est venue bouleverser la gestion communale, le discours du Maire et de ses adjoints reste le même. A ce rythme, nous pouvons d’ores et déjà prédire la suite du mandat. Ivry restera la ville où on y plante des aides et où il y pousse des impôts.

Pendant 5 ans encore, les Ivryens subiront la gestion calamiteuse des finances locales avec des impôts en hausse constante. Rapidement, l’intégration de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères viendra rogner un peu plus le pouvoir d’achat des Ivryens.

Pendant 5 ans encore, favorisées par une solidarité forcée, les inégalités vont continuer de se creuser entre les Ivryens, renforçant le sentiment d’injustice et d’inhumanité. Le service public doit être le même pour tous. La transparence est la condition sine qua non pour qu’Ivry fasse société et que nous rétablissions le vivre ensemble.

Pendant 5 ans encore, la municipalité continuera de se voiler la face en matière de sécurité et de se décharger sur l’État. Les incivilités à répétition créeront encore un fort sentiment d’injustice et de colère. Jamais la municipalité ne s’est véritablement doté des moyens nécessaires pour faire face à ses actes.

Pendant 5 ans encore, la Mairie va rejeter la faute sur les Ivryens quant à l’absence de propreté dans l’espace public, plutôt que de prendre à bras le corps le problème et sanctionner les responsables des dépôts sauvages.

Pendant 5 ans encore, la Mairie privilégiera le communautarisme et soutiendra des causes géopolitiques, déconnectées du quotidien des Ivryens. La Palestine ou le Sahara Occidental n’ont pas leur place au sein de la vie communale.

Pendant 5 ans encore, l’OPH va rester silencieuse devant les nombreux problèmes qui s’accumulent au sein des différents immeubles d’Ivry. Les tensions grandissent et les Ivryens sont à bout devant des logements de plus en plus insalubres et des incivilités à répétition.

Pendant 5 ans encore, les écoles et équipements sportifs vont continuer de se détériorer en raison d’un manque d’investissement flagrant.

Pendant 5 ans encore, la Mairie va nous expliquer qu’Ivry Confluences est un quartier en mutation et que les nouveaux habitants doivent être patients face à l’absence de transports en commun, de commerces et d’espaces verts.

Pourtant consciente de ces difficultés, dans 3 ans, la municipalité lancera de nouveau des Assises de la ville pour imaginer des actions illusoires afin de projeter Ivry en 2040 !

Néanmoins, il y a urgence et nous disposons dès à présent des solutions ! Cependant, nous savons bien qu’aucune de celles-ci ne sera mise en œuvre d’ici la fin du mandat.

Plus que 5 ans à tenir avant un vrai changement pour Ivry et les Ivryens. Nous aurons besoin de chacun d’entre vous pour construire tous ensemble un Ivry pour tous.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Tribune janvier 2021

La crise sanitaire n’aurait eu aucun impact sur les finances de la ville. A ce jour, nous n’avons eu aucune réponse probante sur la situation financière de la commune. Or, nous savons tous que cette crise a considérablement détérioré les finances de la ville avec de nombreux services publics fermés. Cette opacité nous laisse craindre des jours difficiles. Aujourd’hui encore, des décisions sont prises sans en mesurer l’impact financier.

Mon inquiétude est encore plus grande quant au budget 2021. Qui va payer la facture ? Devons-nous nous attendre à une nouvelle hausse d’impôts ? La future Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) va selon toute vraisemblance venir s’ajouter à l’actuelle taxe foncière alors que nous étions légitimement en droit d’attendre une diminution de cette dernière, en compensation. En effet, depuis des années, le Maire nous dit que la taxe foncière incluait la TEOM. Il n’en n’ait rien. Les impôts vont désormais se multiplier. Alors, de nouveau, ce sont les Ivryens qui seront mis à contribution pour compenser l’absence de gestion de la municipalité. Le Maire a déjà commencé à chercher des responsables ailleurs alors que c’est lui-même qui a pris des décisions sans en avoir évalué leur coût préalablement.

Cette ville mérite un bien meilleur pilotage et une meilleure gestion financière.

Dans le même temps, les décisions idéologiques se succèdent.

Depuis plusieurs années maintenant, la Mairie d’Ivry nous fait croire que sortir du SEDIF (Syndicat des eaux d’Ile-de-France), structure publique composée de 151 communes, améliorerait la qualité de l’eau tout en faisant diminuer la facture pour l’usager. Plutôt que de changer les choses de l’intérieur en demandant la reprise en direct par le SEDIF, Ivry-sur-Seine préfère s’isoler et gérer seul ce service public essentiel. Cela entrainera des conséquences dramatiques pour les Ivryens. 

Si nous partageons tous l’idée que l’eau est un bien universel, qui doit rester en dehors de toute spéculation, l’isolement dans ce secteur n’est pas un gage de pérennité de ce service public.

D’autres font pourtant actuellement le choix inverse. Le Territoire de Plaine Commune, pourtant de gestion de gauche, vient de revenir au sein du SEDIF. Un choix pragmatique. Il est plus courageux et ambitieux de changer les choses de l’intérieur.

Aujourd’hui, le SEDIF, avec la collaboration de Véolia, délivre une eau de qualité avec un prix contenu. Qu’en sera-t-il demain ? S’isoler nécessitera des investissements qui couteront des millions d’euros pour les Ivryens sans aucune garantie sur la qualité de l’eau.

Soyons pragmatiques et continuons à travailler ensemble au sein du SEDIF pour assurer une eau de qualité pour tous les Ivryens.

Bonne et heureuse année 2021 à tous !

Sébastien Bouillaud

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Lettre au Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin

Chères Ivryennes, chers Ivryens,
Suite à sa visite du 19 aout dernier, nous avons interpellé le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Gérald Darmanin, sur les problèmes croissants de délinquance et d’absence de moyens de la police nationale à Ivry-sur-Seine.Depuis le début du mandat précédent, en 2014, notre groupe Ivry Autrement n’a cessé d’alerter le danger de laisser une ville devenir une zone de non droit.
Des solutions existent ! Par exemple, nous proposons la création d’une police municipale appuyée par l’installation de la vidéo-protection. Dans l’immédiat, nous demandons des effectifs supplémentaires pour la police nationale.

Face au dogmatisme de la majorité municipale, dont certains de ses membres importants sont clairement anti-républicains et anti-France (cf les propos d’Atef Rhouma du 13 novembre 2015), il est temps de réagir.

Notre lettre adressée au Ministre montre notre engagement à ce que les Ivryens puissent retrouver une ville paisible et agréable et ainsi Mieux Vivre à Ivry.

Fidèlement,

Sébastien Bouillaud
Président du groupe Ivry Autrement

Cliquez ICI pour lire la lettre adressée au Ministre de l’Intérieur en format PDF

 

Tribune novembre 2020

Horrifiée et en colère !

Vendredi, à la veille des vacances de la Toussaint, Samuel, un professeur loué par ses élèves, a été lâchement assassiné par décapitation, non loin de son collège à Conflans-Sainte-Honorine. Un acte horrible perpétré par un islamiste de 18 ans au nom encore de sa religion, l’islam, et encore une fois pour venger son prophète Mohamet.

Samuel a été décapité pour avoir fait son travail : former des citoyens, éclairer et développer l’esprit critique de nos enfants, leur apprendre que tous les sujets, aussi sensibles soient-ils, peuvent et doivent être débattus avec intelligence, et que la liberté d’expression n’est pas négociable.

Samuel, père de famille, enseignant intègre, a été victime d’une cabale menée par un parent d’élève soutenu par un prédicateur islamiste fiché S. Un parent d’élève qui a multiplié les appels, reliés par la mosquée de Pantin, qui a incité ses soutiens à écrire au collège, au CCIF, à l’Académie des Yvelines, au ministre et au président de la République. Une cabale qui a conduit à l’exécution de Samuel.

A ces islamistes et frères musulmans zélés voulant mettre à terre la France, à ces haineux, votre projet politique est voué à l’échec !!! Vous ne gagnerez jamais.

Votre idéologie totalitaire et obscurantisme sera combattue par celles et ceux, indépendamment, de leurs origines et des leurs croyances, qui aiment la France et chérissent ses valeurs.

Ma colère est dirigée contre ces élus, ces journalistes, ces associations, ces intellectuels, ces islamo-gauchistes, ces adeptes du « OUI mais », qui propagent les thèses des islamistes et des indigénistes, qui participent à ce climat délétère, qui alimentent les division au risque de désintégrer la nation France, vielle de plusieurs millénaires.

A ceux qui crient à l’islamophobie, au racisme, à la stigmatisation des musulmans, comme si en soi, être musulman était devenu une origine éthique. Non, l’islam n’est pas une religion qui doit se soumettre, autant que les autres, à la critique et au questionnement. Non, les musulmans sont d’abord des citoyens ayant les mêmes droits et devoirs que les autres.

Non, la France n’est pas raciste et ne stigmatise personne. Arrivée en France en 2002, ayant vécu dix ans de guerre civile menée par les islamistes sanguinaires, ayant vu des têtes coupées, des corps déchiquetés au nom de cette idéologie mortifère, je veux déclarer ici mon amour profond à cette terre qui m’a accueillie, qui ne m’a jamais renvoyé à mes origines, qui m’a traitée avec respect, et qui est pour moi une chance, ma chance !

L’Etat doit agir avec la plus grande fermeté contre les ennemis de l’intérieur, ennemis de la démocratie et des libertés.

Stop à la lâcheté, stop à la complaisance, stop au clientélisme, stop aux accommodements, stop aux renoncements.

 

Yamina AMZAL

Conseillère municipale

Mouvement Ivry Autrement

Tribune octobre 2020

Il est temps d’établir un premier bilan de la rentrée scolaire. Après un dernier trimestre réalisé dans des conditions extrêmement difficiles, la rentrée 2020 se devait d’être plus apaisée. Si ce fût le cas dans l’ensemble, le flou subsistait sur de nombreux sujets. Sous quel régime allaient être placés les parents qui étaient contraints de garder leurs enfants à la maison ?

Il a fallu près de deux semaines avant que le gouvernement ne clarifie la situation et propose des solutions rassurantes. En attendant, certaines classes avaient déjà fermé. A Ivry-sur-Seine, c’est l’école Casanova qui dès le 11 septembre annonce un cas positif au Covid et doit fermer ses portes une dizaine de jours. Cette situation met en grande difficulté l’apprentissage des enfants entrainant un risque de rupture pédagogique et d’inégalité entre les élèves. L’école Casanova est la seule école de l’académie de Créteil parmi les 2 638 écoles primaires de l’Académie à avoir dû fermer ses portes en septembre.

Alors que la propagation du virus s’accélère, le protocole sanitaire dans les écoles s’assouplit. Pourtant, la circulation du virus demeure extrêmement élevée avec des risques : sortes d’école, récréations ou cantines… Il est très difficile de se retrouver dans les décisions souvent aléatoires et contradictions du gouvernement.

Par ailleurs, comme si la crise ne suffisait pas, le maire a profité d’un appel intersyndical (peu suivi) à la grève pour le jeudi 17 septembre pour décider 24 heures avant de fermer les écoles. Officiellement, c’était pour de simples raisons sanitaires. En réalité, il souhaitait se poser en grand défenseur du service public… en fermant. Devant la tollé généré par cette décision non préparée, il a été obligé de reculer et d’ouvrir les écoles afin que les parents ne soient pas encore une fois pris en otages et bloqués à la maison sans solution de garde.

A propos : Mehdi Mokrani a quitté le mois dernier l’exécutif municipal en démissionnant de son poste de 5ème adjoint. Cette décision, sans aucun doute personnelle, marque un tournant dans le fonctionnement du Conseil municipal. Il n’est pas anodin qu’un fidèle parmi les fidèles comme Mehdi Mokrani décide de rendre son écharpe. Nous y voyons un système rendu à bout de souffle où les divisions commencent à se faire jour. La répartition des délégations a été décidée de manière très déséquilibrée, donnant à une poignée d’élus communistes les pleins pouvoirs alors qu’une dizaine d’autres adjoints ne sont là que pour la photo avec des délégations symboliques. Cette concentration des pouvoirs, ce repli du cercle décisionnaire ne laisse que peu d’avenir à notre ville et à la concertation citoyenne alors que les défis en matière de sécurité, cadre de vie, logement, emploi ou encore pouvoir d’achat sont nombreux.

Sébastien BOUILLAUD
Président du mouvement Ivry Autrement
Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine