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Tribune juin 2022

Deux ans après les élections municipales, les promesses sur l’amélioration du cadre de vie de notre quotidien ont largement échoué. Les cambriolages, notamment à Ivry Port, les nuisances sonores, les agressions, les vols et autres rodéos sauvages sont en recrudescence mais restent toujours impunis. La Police nationale se sent démunie. Il faut dire que sans moyens humains et matériels, difficile de faire face à l’insécurité. Par ailleurs, la municipalité reste absente et silencieuse sur ces questions de sécurité. L’absence de vidéoprotection et bien sûr de police municipale laisse chaque citoyen seul devant les difficultés. En guise de réponse, le Maire nous dit qu’il n’y a pas de solution et que le problème est général, à Ivry comme ailleurs. C’est clairement une manière de se défausser et de ne pas assumer ses responsabilités.

Cette dégradation du cadre de vie est renforcée par le changement récent du planning de collecte des déchets, censé pourtant apporter « un cadre de vie plus propre et plus apaisé ». Les premières semaines de ramassage ont été calamiteuses avec de nombreux témoignages de poubelles qui débordaient, non ramassées pendant plusieurs jours. Cette situation a contribué à dégrader encore un peu plus nos rues. Pourtant, les moyens sont mis pour faire fonctionner ce service. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères a été instaurée en 2021 et a été triplée en 2022. Elle représente près de 100 € par an par foyer, et vient rogner un peu plus le pouvoir d’achat des Ivryens, alors que dans le même temps, le service rendu depuis n’est clairement pas à la hauteur.

Ivry se positionne comme une ville qui agit pour le climat. Pourtant l’écologie a toujours été une ambition de façade à Ivry. Au cours du mois de mai, plusieurs arbres ont été définitivement abattus, comme rue Carnot, d’autres ont été élagués en pleine période de nidification. Il est loin le temps où le programme municipal annonçait une politique de plantation. Il faut dire que l’écologie politique vient de définitivement quitter Ivry. En effet, la place étant déjà prise pour les élections législatives, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a parachuté Sabrina Sebaihi dans une circonscription similaire à Ivry mais… dans les Hauts-de-Seine. Après avoir trahi les électeurs lors des élections municipales en 2020 et sauvé sa place d’adjointe en servant de caution écologique au Maire, la voici qui trahit à nouveau les Ivryens en fuyant notre ville. Madame Sebaihi, avide de pouvoir, considère qu’une candidature est transposable à souhait avec l’idée que les électeurs voteront pour elle, même sans la connaître. C’est les prendre pour ce qu’ils ne sont pas ! Bref, ces méthodes souvent dénoncées sont appliquées régulièrement par la gauche. Aucune conviction. Bon vent Madame Sebaihi. Ivry mérite bien mieux en effet.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine

Président du groupe des élus Ivry Autrement

Tribune mai 2022

La réélection d’Emmanuel Macron dimanche 24 avril a refermé la page d’une campagne électorale qui a confirmé le clivage de la France en 3 blocs. Un bloc populaire, écologiste et communautaire qui a réussi à traverser tout notre pays, malgré la forte hétérogénéité de son électorat, un bloc issu des villes et un dernier rural.

Le second tour de l’élection présidentielle a confirmé cette division politique de la France. Ce n’est plus un clivage droite-gauche mais une fracture entre la campagne et la ville. Ce résultat correspond au nouveau découpage administratif de la France. Emmanuel Macron répond aux aspirations des métropoles qui suivent l’évolution de la société, bénéficient de l’impact de la mondialisation et ont traversés la crise sanitaire sans dommage. Les métropoles ont voté à près de 75% pour Emmanuelle Macron alors que plus de 18 000 communes rurales ont mis Marine Le Pen en tête.

Le fossé se creuse avec cette France qui ne bénéficie pas des avancées des villes. Une France victime de la fracture numérique et culturelle. Une France sans transport en commun qui subit de plein fouet la hausse du prix de l’essence. Une France qui voit fermer les services publics et qui craint le déclassement pour ses enfants. Une France des campagnes à qui le pouvoir central impose ses lois et son modèle.

Une France dénigrée dont le paroxysme du mépris a été atteint pendant les 15 jours de l’entre-tour. Deux semaines pendant lesquels artistes, journalistes, médias, sportifs et intellectuels auto-désignés ont asséné leçons de bien-pensance et grandes vérités agitant le spectre de la guerre civile et des plus grandes catastrophes. Cette caste dit des corps intermédiaires qui a tout intérêt à préserver une situation qui lui a longtemps bénéficié. Ils ont insulté plus de 13 millions de Français, soit près d’un suffrage exprimé sur 2, qui ont finalement voté Marine Le Pen. La France d’en haut dédaignant la France d’en bas. C’est méconnaître et refuser de voir qu’une France souffre en silence, ne vit plus de son travail, la France des gilets jaunes qui ne demande aucune aide mais simplement l’envie de vivre dignement dans son pays.

Emmanuel Macron n’a jamais eu la volonté d’être le Président de tous les Français. Avec le soutien de la gauche, et notamment de notre Maire, qui a appelé à voter pour lui, le fossé entre les Français va continuer à se creuser. Sa théorie des premiers de cordée et le libéralisme à outrance, notamment sociétal, va diviser et laisser tous les jours un peu plus de Français sur le bas-côté. Il aura réussi à supprimer le chômage en supprimant les chômeurs mais avec un nombre incalculable de travailleurs pauvres. Emmanuel Macron ne nous promet que le grand déclassement. S’il n’est pas trop tard, espérons dans 5 ans un Président qui aime la France et les Français.

Sébastien Bouillaud

Président du groupe des élus Ivry Autrement

Conseiller municipal

Tribune avril 2022

Un mois après le début de la guerre, l’Ukraine compte déjà des milliers de morts civils dont des centaines d’enfants. Cette guerre, plus que jamais, brise les rêves et les espoirs d’une vie sereine dans la paix. Ces enfants avaient un toit, des jeux, des amis, une école, le rire de l’innocence et le sourire de l’insouciance que tout enfant doit avoir. Du jour au lendemain, leur vie a basculé. Leur père est parti sur le front et des centaines de milliers d’enfants se retrouvent déracinés et errent sur les routes européennes. Les familles sont brisées, sans avenir.

Chaque jour, des immeubles sont détruits emportant avec eux leurs histoires. La violence des échanges est sans précédent. Plus la situation se complique pour l’armée russe, plus le déchainement de violence est fort. Les Ukrainiens sont désormais la chair à canon des bombes venues du ciel. Des centres commerciaux, des maternités, des théâtres, des hôpitaux sont visés multipliant les victimes, les blessés et les vies foudroyées.

Vladimir Poutine ne reviendra jamais à la raison. Les sanctions économiques ne font qu’accélérer son acharnement à détruire l’Ukraine.

Il ne ressort jamais rien de positif d’une guerre. L’Histoire retiendra la folie d’un homme qui s’est arrogé un pouvoir autoritaire dans son pays en éteignant toute contestation. Dans cette situation, nous devons nous appuyer sur le peuple russe pour renverser ce régime. La prise de conscience ne se fera qu’avec des sanctions économiques encore plus lourdes et notamment le retrait de l’ensemble des commerces occidentaux.

Il faut donc encore aller plus loin. La dépendance de la France aux matières premières russes rend la situation difficile pour le quotidien des Français. Pour autant, nous devons couper au plus vite notre lien énergétique avec la Russie. Notre contribution à ce conflit passe par là. A l’Etat d’accompagner les Français durant cette période.

Dans ce conflit profondément inégalitaire, il faut accélérer l’aide militaire à apporter aux Ukrainiens avec des armes lourdes pour se défendre. Il est inhumain et indécent de continuer à voir un peuple décimé jour après jour.

La Russie a peur des valeurs que nous défendons. Ces valeurs démocratiques qui s’affichent de plus en plus près de ses frontières. Ces valeurs qui nous protègent ; notre union nous garantit une paix durable.

La France doit rester solidaire avec ses partenaires de l’OTAN malgré son apparente impuissance. Personne ne peut dire aujourd’hui ce que Poutine ferait si chacun des pays de l’OTAN marchait séparément. Une défense commune est le seul moyen de se protéger efficacement sans dépenser des sommes conséquentes. Cette défense dissuade à nos frontières mais ne protège pas l’Ukraine. C’est pourquoi nous devons accélérer l’intégration de l’Ukraine à l’Union Européenne.

Notre Europe est belle, protectrice et puissante quand elle unie. Alors soyons pleinement solidaire avec tout ceux qui veulent partager nos valeurs d’espérance et de paix.

 

Sébastien Bouillaud

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal

Tribune janvier 2022

Ivry se veut être une ville rassembleuse, pourtant nous en sommes loin. Tout de ce qui nous entoure respire l’idéologie communiste. La programmation du cinéma Le Luxy et même les films pour enfants diffusent souvent un message politique. La médiathèque dispose d’un catalogue spécifique. Il en est de même de la programmation des Théâtres des Quartiers d’Ivry, ou des théâtres Alpeh ou El Duende. Il serait souhaitable d’enfin proposer une programmation grand public telle qu’on peut la rencontrer dans nos villes voisines avec par exemple des séances d’opéra au cinéma.

Le paroxysme est atteint avec Ivry en fête, mini fête de l’Huma. La politique s’immisce jusque dans nos commerces de proximité ou dans le sport. La Viviccita, course militant pour « la paix  à travers le monde », apporte son soutien aux camps de réfugiés palestiniens. Les nombreuses réunions publiques n’ont de concertation que le nom. La réunion publique sur l’eau en septembre dernier s’est par exemple déroulée sans contradicteur et n’a eu d’objectif que d’expliquer une décision déjà prise : celle d’unir toutes les villes de gauche du territoire pour sortir du SEDIF (lire mon édito sur la sortie du SEDIF en cliquant ICI). Un choix politique mais ni économique, ni pragmatique. Les Ivryens ne se sont pas trompés. Moins de 5% d’entre eux ont voté lors de cette fausse « consultation populaire ».

Le Maire a récemment commémoré le 17 octobre 1961 devant une série de tags où étaient indiqués « Crime d’Etat, crime policier, crime coloniale » et dévoilera prochainement une future rue du 17 octobre 1961. Cette commémoration est le symbole même de la récupération politique, permettant de flatter tel ou tel électorat. Dans le même temps, la ville d’Ivry reçoit une délégation palestienne pendant un mois et le Conseil municipal prend position pour soutenir un Maire communiste italien qui a défendu les migrants. La Palestine et le Sahara Occidental sont des sujets permanents occultant les vrais problèmes des Ivryens.

Le Conseil Municipal du mois de juin a dû se tenir à huis clos en raison de l’invasion du Conseil municipal par une délégation marocaine ; le Maire est pris dans l’affaire Pegassus nécessitant une protection fonctionnelle financée par de l’argent public. Est-ce la vocation de la ville d’Ivry de ne s’intéresser qu’à des sujets géopolitiques ? Je ne le pense pas. Enfin, mi-octobre, s’est tenue la semaine décoloniale après la marche de janvier 2021 (lire mon édito « Ivry, ville messagère de la division » en cliquant ICI). Des affiches de cette semaine se sont même retrouvées apposées dans des écoles Ivryennes. L’inscription à un club sportif est conditionnée à l’affiliation à la FSGT. Cet organisme n’a d’autre vocation que de diffuser les idées communistes à travers le sport. Faisons le vœu en 2022 qu’Ivry devienne enfin une ville pour tous !

Bonne année à tous !

Sébastien BOUILLAUD
Président du groupe  Ivry Autrement

Tribune février 2022

Les longs discours ne remplaceront jamais l’action. Lors du dernier Conseil municipal, j’ai interrogé le Maire sur le phénomène du vol à la roulotte qui se multiplie à Ivry. Il s’est défaussé sur l’Etat ; la ville ne peut rien y faire. Je ne partage pas ce constat. Il y a pourtant des solutions de dissuasion qui existent comme la vidéoprotection ainsi que des mesures de prévention. Je ne m’étendrai pas sur les problèmes d’insécurité récurrents et les cambriolages à répétition.

La Ville demeure également inactive en matière d’écologie. Les pistes cyclables restent encore dangereuses et incomplètes. Le parc des Confluences se fait attendre alors que la ville d’Ivry peine de plus en plus à atteindre les 10m² d’espace vert par habitant recommandé. Le projet Ivry Confluences tourne au fiasco. Les constructions hautes et brutales, sans balcon, se multiplient au milieu de zones industrielles. Les rues sans âmes ni arbres assombrissent le décor. L’absence de commerces et de stationnement renforcent le côté « cité-dortoir » du quartier.

Avec plus de 3 millions d’euros annuels, l’argent public coule pourtant à flots pour financer ce projet. La seule commercialisation des logements aurait dû permettre de financer l’ensemble des équipements publics. Mais non, la politique des prix maîtrisés a empêché de financer ces écoles, parcs et gymnases et c’est l’ensemble des contribuables Ivryens qui doivent participer au développement de ce quartier. En faisant d’autres choix, ce quartier aurait pu être bien plus agréable pour bien moins cher.

De même, alors que certains OPH parviennent à autofinancer la rénovation et l’entretien de leur patrimoine, le budget communal d’Ivry contribue à hauteur d’un million d’euros à l’entretien de son parc de logement social. De même, plus de 650 000 € du budget de fonctionnement du cinéma Le Luxy provient d’argent public, soit 10 € par habitant, pour à peine 250 000 € liés aux entrées. C’est une proportion excessive. Les Théâtres des Quartiers d’Ivry sont subventionnés à hauteur de 750 000 € chaque année et ne subsistent que grâce à l’argent public pour une programmation ciblée et exclusive.

Enfin, si la municipalité appliquait l’obligation des 1607 heures annuels pour les agents municipaux, cela signifierait au moins un million d’euros d’économie par an sur la masse salariale. Dans le même temps, la mise en place du télétravail entraine un surcoût de plus de 100 000 € sans autre économie.

C’est ainsi plus de 6 millions d’euros qui sont utilisés inutilement chaque année. Des choix budgétaires et politiques qui font qu’Ivry est une ville qui se dégradent jour après jour. La taxe foncière est pourtant l’une des plus élevées d’Ile-de-France avec plus de 50%. Qui peut accepter cela plus longtemps ?

Sébastien BOUILLAUD
Président du groupe Ivry Autrement

Tribune mars 2022

Début février, une étude menée par le Collectif 3R et la fondation ToxicoWatch a révélé un taux de dioxine anormalement élevé dans des œufs et des végétaux à proximité de l’usine d’incinération des déchets du Syctom située à Ivry.

Cet incinérateur brûle 730 000 tonnes de déchets par an pour 15 communes dont Paris et Ivry. Dans la foulée, l’Agence Régionale de Santé a préconisé, de façon conservatoire et prudentielle, la non consommation des œufs pondus à proximité immédiate de l’incinérateur. Ce relevé inquiète nécessairement tous les Ivryens. Le collectif 3R se bat depuis plusieurs années contre la reconstruction d’une nouvelle usine à la place de l’actuelle.

Notre groupe des élus de la droite et du centre a toujours agit en responsabilité. Nous avons toujours soutenu les demandes de mesures de pollution à proximité de l’usine. Si nous avions émis des doutes sur le dimensionnement de la future usine, aujourd’hui en cours de reconstruction, nous avons toujours jugé indispensable le remplacement de l’usine actuelle construite il a près de 50 ans et aujourd’hui arrivée à bout de souffle. Si le lien de responsabilité entre la pollution ponctuelle aux dioxines et l’usine est avérée, son remplacement est devenu d’autant plus justifiée et ce rapport du collectif 3R ne va pas dans une autre direction. En effet, les normes imposées en termes de rejet au niveau des futures cheminées de l’usine sont 100 fois plus drastiques aujourd’hui.

Car il ne faut pas s’y tromper, le zéro déchet reste une utopie et la région parisienne a besoin de se doter d’une usine de traitement des déchets moderne. Ne pas la reconstruire serait une aberration écologique : cela ouvrirait la voie à l’enfouissement. Repousser en seconde couronne cette usine reviendrait à mettre encore plus de camions sur les routes et évacuer le besoin de traitement de nos déchets vers d’autres populations et d’autres territoires. La présence de cette usine à Ivry, au cœur d’une zone de très forte densité, rappelle les jours l’importance de diminuer notre production de déchets.

Aujourd’hui, nous devons rester prudents et alertes sur l’usine du Syctom d’Ivry. A ce jour, il n’y a pas de lien avéré entre l’usine et la pollution aux dioxines. Les intérêts et les positions du collectif 3R sont à l’opposé de Suez et du Syctom. Les méthodes scientifiques d’évaluation et la partialité des acteurs rendent difficiles toute objectivité dans l’information rendue. C’est pourquoi, afin de rassurer les populations sur les raisons de cette pollution aux dioxines, nous avons soutenu la tenue d’un conseil syndical extraordinaire du Syctom avec la présence de tous les acteurs et la conduite d’une étude indépendante, approfondie et transparente afin de faire toute les lumière sur l’ensemble des données.

 

Sébastien BOUILLAUD

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

Tribune mai 2021

La Liberté s’affiche fièrement comme valeur de la République sur le fronton de la Mairie. Celle-ci passe par l’assurance que l’espace public est un lieu serein et respecté de tous. Or, le respect n’est pas la valeur première à Ivry. Pire, je constate une inversion des normes qui autorise aujourd’hui à braver, bafouer, mépriser et insulter l’autorité policière avec une impunité flagrante.

Cette banalisation de la violence à l’égard de la police est une dérive de la société vers toujours plus de laxisme. Il y a 6 ans, Atef Rhouma, aujourd’hui 3ème adjoint au Maire dénonçait les violences policières : « Les non-condamnations par la justice donnent un véritable permis de tuer à la police, permis de tuer une certaine population en tout cas. Comment ne pas perpétuer le sentiment d’injustice et le sentiment de deux poids deux mesures quand la justice est clémente pour les policiers alors qu’elle a la main lourde pour les jeunes poursuivis (…) ».

Force est de constater que 6 ans après, la situation s’est bien inversée. Cette fois-ci, je n’ai entendu aucun élu de la majorité municipale dénoncer la clémence des juges dans l’affaire de Viry-Châtillon. Il n’est pas tolérable que des peines si légères soient prononcées alors que des policiers avaient été grièvement blessés. C’est une honte faite à la République.

Ces situations tendent à se banaliser. Si les refus d’obtempérer étaient rares il y a 15 ans, ils se multiplient aujourd’hui, avec un refus toutes les 25 minutes en France.

En février dernier, un automobiliste s’est tué après un refus d’obtempérer face à la BAC d’Ivry-sur-Seine. Le mois dernier, à Vitry-sur-Seine, un fuyard a créé un accident après le vol d’une voiture et en prenant la fuite face à la police.

Surtout, il y a un mois, un élu de la majorité municipale s’est permis lui aussi de refuser un contrôle de police et a fui après avoir grillé plusieurs feux rouges. Le Maire a faiblement condamné cet acte et aucune sanction politique ne lui a été adressée. Un élu de la République peut donc librement et en toute impunité mettre en danger des forces de l’ordre. Nous sommes en devoir d’attendre de l’exemplarité de leur part. Le fait que celui-ci puisse continuer de représenter la République après de tel fait est indigne. J’ai demandé au Maire de prendre ses responsabilités ; il a taxé ma demande de « récupération politique ». Je suis attaché à l’autorité de l’Etat et au respect des institutions et ces faits sont intolérables.

Je ne peux que souligner une certaine cohérence du Maire dans sa politique laxiste. Il laisse ses élus critiquer ouvertement la police et les soutient lorsqu’il se permettent de manquer de respect face à l’autorité.

Deux poids deux mesures. Ce n’est pas cette société que nous voulons. L’éducation à un sens.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Tribune avril 2021

Vendredi 12 mars, cité des Longs Sillons, un gros point de drogue a été démantelé générant en à peine 8 mois 900 000 € de « bénéfice ». C’est l’équivalent du salaire de toute une vie d’un travailleur au SMIC. Cette cité est connue au-delà des frontières d’Ivry ; le Ministre de l’Intérieur s’y est même rendu le 19 août 2020. Elle est surnommée, par la police et les consommateurs, le « Four du sud parisien ». Encore une image déplorable dont Ivry se serait bien passée.

De drôles de touristes viennent se fournir dans ce commerce de proximité bien particulier et bien lucratif. Parce que le Maire refuse la création de la police municipale ou l’installation de la video-protection par idéologie pure, nous avons demandé au Ministre, des effectifs supplémentaires pour le commissariat d’Ivry. La réponse se fait encore attendre ! Ce renfort est d’autant plus nécessaire que les trafics gangrènent Ivry, à la vue de tous, en toute impunité. Non seulement au fameux « Four du sud parisien » mais également dans d’autres points, bien trop nombreux : au pied de la Mairie ou place Voltaire, sans oublier dans les nombreuses cités HLM gérées par l’OPH d’Ivry. Là, les locataires sont en droit de réclamer protection et sureté pour eux et leurs enfants (quartier parisien, cité Hoche, Truillot, etc…).

Pourtant, nos dirigeants préfèrent pointer du doigt la Police Nationale, soutenir Assa Traoré, courir au chevet des squatteurs, débaptiser des noms de rues ou bien voter un vœu au Conseil municipal pour la dépénalisation de TOUTES les drogues…

Les élus de la majorité dénoncent la misère dans le monde et préfèrent l’entretenir à Ivry. Les squats se multiplient avec un grand cynisme de la part de la municipalité. Ce sont des situations désastreuses, intolérables, indignes, inhumaines et dangereuses. Il y a notamment ceux de la rue Maurice Gunsbourg, de l’avenue Jean Jaurès ou pire celui de l’angle de la rue Molière et de la rue Pierre Rigaud, qui même incendié, continue d’être squatté.

La ville se développe de manière littéralement anarchique. Certains immeubles poussent au milieu de zones sans commerce ni école, de lieux squattés, de rues jonchées de déchets ou défoncées, sans parc ni espace vert avec bien trop peu de jeux d’enfants ou même d’espaces canins. Ivry devient un no man’s land au milieu de villes qui avancent dans leur siècle. L’attractivité d’Ivry est un sujet discutable et nombreux sont les exemples de nouveaux Ivryens qui souhaitent déjà repartir et ce, quel que soit leurs quartiers. Certains chercheraient-ils à préserver l’entre soi ou plus généralement entretenir un vrai capitalisme de la misère ?

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Tribune mars 2021

Je ne serai jamais du côté de ceux qui affaiblissent la France. La bien-pensance devient le discours officiel contre lequel il est interdit de penser différemment.

Plus que jamais, les élus d’Ivry-sur-Seine, à commencer par le Maire, prône un discours de division insultant ceux qui pensent différemment.

Les élus locaux et nationaux d’Ivry, que ce soit le Maire ou la Députée Mathilde Panot, préfèrent remettre en cause le droit de propriété pour défendre le squat, condamnent faiblement les tags anti-flics et préfèrent dénoncer régulièrement les soi-disant contrôles aux faciès et autres présupposés violences policières.

L’argent public est également utilisé pour permettre à des élus locaux d’aller soutenir Adama Traoré. Est-ce à cela que doivent être utilisés nos impôts locaux ?

La situation est pourtant grave. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes. Les beaux discours et les grandes politiques cachent la réalité du quotidien et tirent la ville vers le bas. Les tirs de mortiers, les incivilités quotidiennes et la saleté dans les rues deviennent un particularisme local. Les murs de la ville se transforment en lieux d’expression honteux où chaque cause peut s’exprimer librement sans aucun filtre. Aujourd’hui, la dérive communautaire explose au grand jour. La tenue d’une marche décoloniale le 23 janvier dernier à Ivry-sur-Seine est une honte pour la République et une insulte faite à la France et son Histoire. Or, les discours haineux qui se sont tenus lors de cette « balade » n’ont aucunement été dénoncés par le Maire, bien au contraire. Critiquer cette marche m’a value un procès public lors du dernier Conseil municipal. Jamais je ne m’excuserai d’être français.

Cultiver la haine ne sert qu’une cause, celle des extrêmes. Les idées du communisme n’ont que d’égal, les idées du Front national. Je ne peux que m’opposer à cette politique du pompier pyromane qui vise à satisfaire tel ou tel électorat.

En exprimant ouvertement qu’il convient de « résorber une inégalité historique pouvant être considérée comme discriminante » vis-à-vis des musulmans. Il n’y a plus aucun doute sur les orientations prises par cette municipalité. Depuis, chaque prise de position et chaque conseil municipal viennent nous rappeler ces orientations.

Le Maire se trompe de combat et oublie l’intérêt général des Ivryens. Ces prises de position ne font qu’envenimer les choses. Pourtant, je ne peux que penser que cela est fait sciemment. Ces gages sont-ils la contrepartie de son élection ?

Alors, oui, je préfère encore me faire insulter et être stigmatisé plutôt que d’accepter la situation dans laquelle sombre la ville d’Ivry. Ivry peut être fier de son passé mais pas de l’avenir que nous réserve cette municipalité. Mon combat sera toujours tourné vers Ivry et les Ivryens.

 

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal

Président du mouvement Ivry Autrement

Tribune février 2021

Si la crise sanitaire est venue bouleverser la gestion communale, le discours du Maire et de ses adjoints reste le même. A ce rythme, nous pouvons d’ores et déjà prédire la suite du mandat. Ivry restera la ville où on y plante des aides et où il y pousse des impôts.

Pendant 5 ans encore, les Ivryens subiront la gestion calamiteuse des finances locales avec des impôts en hausse constante. Rapidement, l’intégration de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères viendra rogner un peu plus le pouvoir d’achat des Ivryens.

Pendant 5 ans encore, favorisées par une solidarité forcée, les inégalités vont continuer de se creuser entre les Ivryens, renforçant le sentiment d’injustice et d’inhumanité. Le service public doit être le même pour tous. La transparence est la condition sine qua non pour qu’Ivry fasse société et que nous rétablissions le vivre ensemble.

Pendant 5 ans encore, la municipalité continuera de se voiler la face en matière de sécurité et de se décharger sur l’État. Les incivilités à répétition créeront encore un fort sentiment d’injustice et de colère. Jamais la municipalité ne s’est véritablement doté des moyens nécessaires pour faire face à ses actes.

Pendant 5 ans encore, la Mairie va rejeter la faute sur les Ivryens quant à l’absence de propreté dans l’espace public, plutôt que de prendre à bras le corps le problème et sanctionner les responsables des dépôts sauvages.

Pendant 5 ans encore, la Mairie privilégiera le communautarisme et soutiendra des causes géopolitiques, déconnectées du quotidien des Ivryens. La Palestine ou le Sahara Occidental n’ont pas leur place au sein de la vie communale.

Pendant 5 ans encore, l’OPH va rester silencieuse devant les nombreux problèmes qui s’accumulent au sein des différents immeubles d’Ivry. Les tensions grandissent et les Ivryens sont à bout devant des logements de plus en plus insalubres et des incivilités à répétition.

Pendant 5 ans encore, les écoles et équipements sportifs vont continuer de se détériorer en raison d’un manque d’investissement flagrant.

Pendant 5 ans encore, la Mairie va nous expliquer qu’Ivry Confluences est un quartier en mutation et que les nouveaux habitants doivent être patients face à l’absence de transports en commun, de commerces et d’espaces verts.

Pourtant consciente de ces difficultés, dans 3 ans, la municipalité lancera de nouveau des Assises de la ville pour imaginer des actions illusoires afin de projeter Ivry en 2040 !

Néanmoins, il y a urgence et nous disposons dès à présent des solutions ! Cependant, nous savons bien qu’aucune de celles-ci ne sera mise en œuvre d’ici la fin du mandat.

Plus que 5 ans à tenir avant un vrai changement pour Ivry et les Ivryens. Nous aurons besoin de chacun d’entre vous pour construire tous ensemble un Ivry pour tous.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement