Author Archive Ivry Autrement

Tribune juin 2022

Deux ans après les élections municipales, les promesses sur l’amélioration du cadre de vie de notre quotidien ont largement échoué. Les cambriolages, notamment à Ivry Port, les nuisances sonores, les agressions, les vols et autres rodéos sauvages sont en recrudescence mais restent toujours impunis. La Police nationale se sent démunie. Il faut dire que sans moyens humains et matériels, difficile de faire face à l’insécurité. Par ailleurs, la municipalité reste absente et silencieuse sur ces questions de sécurité. L’absence de vidéoprotection et bien sûr de police municipale laisse chaque citoyen seul devant les difficultés. En guise de réponse, le Maire nous dit qu’il n’y a pas de solution et que le problème est général, à Ivry comme ailleurs. C’est clairement une manière de se défausser et de ne pas assumer ses responsabilités.

Cette dégradation du cadre de vie est renforcée par le changement récent du planning de collecte des déchets, censé pourtant apporter « un cadre de vie plus propre et plus apaisé ». Les premières semaines de ramassage ont été calamiteuses avec de nombreux témoignages de poubelles qui débordaient, non ramassées pendant plusieurs jours. Cette situation a contribué à dégrader encore un peu plus nos rues. Pourtant, les moyens sont mis pour faire fonctionner ce service. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères a été instaurée en 2021 et a été triplée en 2022. Elle représente près de 100 € par an par foyer, et vient rogner un peu plus le pouvoir d’achat des Ivryens, alors que dans le même temps, le service rendu depuis n’est clairement pas à la hauteur.

Ivry se positionne comme une ville qui agit pour le climat. Pourtant l’écologie a toujours été une ambition de façade à Ivry. Au cours du mois de mai, plusieurs arbres ont été définitivement abattus, comme rue Carnot, d’autres ont été élagués en pleine période de nidification. Il est loin le temps où le programme municipal annonçait une politique de plantation. Il faut dire que l’écologie politique vient de définitivement quitter Ivry. En effet, la place étant déjà prise pour les élections législatives, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a parachuté Sabrina Sebaihi dans une circonscription similaire à Ivry mais… dans les Hauts-de-Seine. Après avoir trahi les électeurs lors des élections municipales en 2020 et sauvé sa place d’adjointe en servant de caution écologique au Maire, la voici qui trahit à nouveau les Ivryens en fuyant notre ville. Madame Sebaihi, avide de pouvoir, considère qu’une candidature est transposable à souhait avec l’idée que les électeurs voteront pour elle, même sans la connaître. C’est les prendre pour ce qu’ils ne sont pas ! Bref, ces méthodes souvent dénoncées sont appliquées régulièrement par la gauche. Aucune conviction. Bon vent Madame Sebaihi. Ivry mérite bien mieux en effet.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine

Président du groupe des élus Ivry Autrement

Sécurisation des cités Coop’Ivry Habitat : les locataires votent OUI !

Courant 2021, les locataires des cités Huon extension, Julian Grimau, Gabriel Péri et de la résidence du Quartier parisien ont voté pour sécuriser l’accès de leurs immeubles, à la très grande majorité.

Les plaintes pour détérioration, trafics de drogues ou squats s’accumulent et remontent aux instances de la Coop’Ivry Habitat sans que des actions concrètes soient mises en place.

Ce manque d’écoute ont conduit les locataires eux-mêmes à interpeller l’OPH d’Ivry sur cette question de sécurité. Le bailleur s’est alors contraint à organiser cette votation.

A la sortie des urnes, le résultat est sans appel et largement en faveur d’une sécurisation des immeubles. Aveuglés par leur idéologie, la majorité communale et la société HLM n’ont pas vu arriver ce résultat. Preuve s’il en est que le cadre de vie des locataires s’est fortement dégradé ces dernières années.

Non, les locataires ne subissent pas qu’un simple « sentiment d’insécurité ». L’insécurité est réelle !

Pourtant, dans ces quatre cités populaires vivent des familles à faibles revenus. Les habitants sont donc prêts à payer plus cher les charges locatives dans l’espoir de retrouver un semblant de vie paisible. C’est un signal important envoyé à la coopérative qui ne peut ignorer cette aspiration si forte à la tranquillité.

C’est pour cela qu’au Conseil d’administration de la Coop’Ivry Habitat du 7 avril 2022, en tant qu’administrateur, j’ai voté POUR débloquer les fonds nécessaires à la réalisation du projet de sécurisation de ces résidences.

Enfin le choix des locataires sera enfin entendu et respecté.

Néanmoins, bien que l’installation des portes d’accès soit un atout, d’autres paramètres devront être étudiés et observés pour s’approcher au maximum d’un cadre de vie agréable et serein pour les locataires (propreté, sanction pécuniaire, expulsion des familles de délinquants, sous location, rapport sur la médiation, etc…).

Cette idée de sécurisation a eu un écho dans d’autres résidences. Les locataires des cités Hoche, Marat et Denis Papin souhaitent eux aussi pouvoir voter et être entendus sur le sujet de la sécurisation des immeubles. J’irai à la rencontre des habitants de ces cités comme j’ai été à celles des cités mentionnées plus haut.

N’oublions pas aussi le sort des employés de la Coop’Ivry Habitat sur le terrain qui sont également touchés par les incivilités en tout genre. Certains gardiens et gardiennes se font insulter ou intimider par les délinquants et travaillent la boule au ventre.

La sécurité n’est pas la seule problématique : chauffage défaillant, absence d’eau chaude, isolation thermique, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, patrimoine vieillissant, déficit budgétaire de la coopérative, etc…

La majorité écolo-communiste arguant sans cesse aimer le logement social a perdu à faire respecter l’ordre et à offrir un environnement appréciable.

Les réunions publiques de novembre et décembre 2021, organisées par la mairie d’Ivry et la nouvelle Coop’Ivry Habitat, ont simplement révélé la mauvaise gestion passée de l’OPH, d’un déficit budgétaire et d’un patrimoine global dégradé qui ne pourra pas être restauré dans sa très grande totalité.

Pourtant, la commune d’Ivry-sur-Seine a versé des millions d’euros de subventions à l’organisme HLM par le passé. Donc avec les impôts de l’ensemble des Ivryens, propriétaires ou locataires.

C’est un échec.

C’est par cette mauvaise gestion du parc HLM que le logement social est affligé d’une mauvaise réputation. Un système de solidarité créé par le patronat au XIXe siècle, sous Napoléon III, pourtant si essentiel pour des millions de nos concitoyens, pour des milliers d’Ivryens.

Contrairement à ce que propage la majorité écolo-communiste, nous, élus de la droite et du centre du groupe Ivry Autrement, nous ne sommes pas contre le logement au social. Nous avons même voté au Conseil municipal pour la création de la coopérative et ainsi préserver son indépendance. Mais surtout associer les Ivryens à cet organisme via l’achat de parts sociales.

La majorité communale prétend également que nous n’aimons pas le logement social. Vu l’état dans lequel est mis le logement social à Ivry, il est à se demander qui n’aime pas le logement social ?

Les chantiers et projets de la Coop’Ivry Habitat à venir sont nombreux et essentiels pour l’avenir du logement social à Ivry. Vous pouvez compter sur moi, mon engagement, pour qu’en ensemble nous allions au-delà des carcans politiques et peser au sein du Conseil d’administration, pour défendre vos intérêts, l’intérêt des locataires, l’intérêt général !

Valentin AUBRY

Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine

Administrateur à la Coop’Ivry Habitat

Tribune mai 2022

La réélection d’Emmanuel Macron dimanche 24 avril a refermé la page d’une campagne électorale qui a confirmé le clivage de la France en 3 blocs. Un bloc populaire, écologiste et communautaire qui a réussi à traverser tout notre pays, malgré la forte hétérogénéité de son électorat, un bloc issu des villes et un dernier rural.

Le second tour de l’élection présidentielle a confirmé cette division politique de la France. Ce n’est plus un clivage droite-gauche mais une fracture entre la campagne et la ville. Ce résultat correspond au nouveau découpage administratif de la France. Emmanuel Macron répond aux aspirations des métropoles qui suivent l’évolution de la société, bénéficient de l’impact de la mondialisation et ont traversés la crise sanitaire sans dommage. Les métropoles ont voté à près de 75% pour Emmanuelle Macron alors que plus de 18 000 communes rurales ont mis Marine Le Pen en tête.

Le fossé se creuse avec cette France qui ne bénéficie pas des avancées des villes. Une France victime de la fracture numérique et culturelle. Une France sans transport en commun qui subit de plein fouet la hausse du prix de l’essence. Une France qui voit fermer les services publics et qui craint le déclassement pour ses enfants. Une France des campagnes à qui le pouvoir central impose ses lois et son modèle.

Une France dénigrée dont le paroxysme du mépris a été atteint pendant les 15 jours de l’entre-tour. Deux semaines pendant lesquels artistes, journalistes, médias, sportifs et intellectuels auto-désignés ont asséné leçons de bien-pensance et grandes vérités agitant le spectre de la guerre civile et des plus grandes catastrophes. Cette caste dit des corps intermédiaires qui a tout intérêt à préserver une situation qui lui a longtemps bénéficié. Ils ont insulté plus de 13 millions de Français, soit près d’un suffrage exprimé sur 2, qui ont finalement voté Marine Le Pen. La France d’en haut dédaignant la France d’en bas. C’est méconnaître et refuser de voir qu’une France souffre en silence, ne vit plus de son travail, la France des gilets jaunes qui ne demande aucune aide mais simplement l’envie de vivre dignement dans son pays.

Emmanuel Macron n’a jamais eu la volonté d’être le Président de tous les Français. Avec le soutien de la gauche, et notamment de notre Maire, qui a appelé à voter pour lui, le fossé entre les Français va continuer à se creuser. Sa théorie des premiers de cordée et le libéralisme à outrance, notamment sociétal, va diviser et laisser tous les jours un peu plus de Français sur le bas-côté. Il aura réussi à supprimer le chômage en supprimant les chômeurs mais avec un nombre incalculable de travailleurs pauvres. Emmanuel Macron ne nous promet que le grand déclassement. S’il n’est pas trop tard, espérons dans 5 ans un Président qui aime la France et les Français.

Sébastien Bouillaud

Président du groupe des élus Ivry Autrement

Conseiller municipal

Tribune avril 2022

Un mois après le début de la guerre, l’Ukraine compte déjà des milliers de morts civils dont des centaines d’enfants. Cette guerre, plus que jamais, brise les rêves et les espoirs d’une vie sereine dans la paix. Ces enfants avaient un toit, des jeux, des amis, une école, le rire de l’innocence et le sourire de l’insouciance que tout enfant doit avoir. Du jour au lendemain, leur vie a basculé. Leur père est parti sur le front et des centaines de milliers d’enfants se retrouvent déracinés et errent sur les routes européennes. Les familles sont brisées, sans avenir.

Chaque jour, des immeubles sont détruits emportant avec eux leurs histoires. La violence des échanges est sans précédent. Plus la situation se complique pour l’armée russe, plus le déchainement de violence est fort. Les Ukrainiens sont désormais la chair à canon des bombes venues du ciel. Des centres commerciaux, des maternités, des théâtres, des hôpitaux sont visés multipliant les victimes, les blessés et les vies foudroyées.

Vladimir Poutine ne reviendra jamais à la raison. Les sanctions économiques ne font qu’accélérer son acharnement à détruire l’Ukraine.

Il ne ressort jamais rien de positif d’une guerre. L’Histoire retiendra la folie d’un homme qui s’est arrogé un pouvoir autoritaire dans son pays en éteignant toute contestation. Dans cette situation, nous devons nous appuyer sur le peuple russe pour renverser ce régime. La prise de conscience ne se fera qu’avec des sanctions économiques encore plus lourdes et notamment le retrait de l’ensemble des commerces occidentaux.

Il faut donc encore aller plus loin. La dépendance de la France aux matières premières russes rend la situation difficile pour le quotidien des Français. Pour autant, nous devons couper au plus vite notre lien énergétique avec la Russie. Notre contribution à ce conflit passe par là. A l’Etat d’accompagner les Français durant cette période.

Dans ce conflit profondément inégalitaire, il faut accélérer l’aide militaire à apporter aux Ukrainiens avec des armes lourdes pour se défendre. Il est inhumain et indécent de continuer à voir un peuple décimé jour après jour.

La Russie a peur des valeurs que nous défendons. Ces valeurs démocratiques qui s’affichent de plus en plus près de ses frontières. Ces valeurs qui nous protègent ; notre union nous garantit une paix durable.

La France doit rester solidaire avec ses partenaires de l’OTAN malgré son apparente impuissance. Personne ne peut dire aujourd’hui ce que Poutine ferait si chacun des pays de l’OTAN marchait séparément. Une défense commune est le seul moyen de se protéger efficacement sans dépenser des sommes conséquentes. Cette défense dissuade à nos frontières mais ne protège pas l’Ukraine. C’est pourquoi nous devons accélérer l’intégration de l’Ukraine à l’Union Européenne.

Notre Europe est belle, protectrice et puissante quand elle unie. Alors soyons pleinement solidaire avec tout ceux qui veulent partager nos valeurs d’espérance et de paix.

 

Sébastien Bouillaud

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal

Tribune janvier 2022

Ivry se veut être une ville rassembleuse, pourtant nous en sommes loin. Tout de ce qui nous entoure respire l’idéologie communiste. La programmation du cinéma Le Luxy et même les films pour enfants diffusent souvent un message politique. La médiathèque dispose d’un catalogue spécifique. Il en est de même de la programmation des Théâtres des Quartiers d’Ivry, ou des théâtres Alpeh ou El Duende. Il serait souhaitable d’enfin proposer une programmation grand public telle qu’on peut la rencontrer dans nos villes voisines avec par exemple des séances d’opéra au cinéma.

Le paroxysme est atteint avec Ivry en fête, mini fête de l’Huma. La politique s’immisce jusque dans nos commerces de proximité ou dans le sport. La Viviccita, course militant pour « la paix  à travers le monde », apporte son soutien aux camps de réfugiés palestiniens. Les nombreuses réunions publiques n’ont de concertation que le nom. La réunion publique sur l’eau en septembre dernier s’est par exemple déroulée sans contradicteur et n’a eu d’objectif que d’expliquer une décision déjà prise : celle d’unir toutes les villes de gauche du territoire pour sortir du SEDIF (lire mon édito sur la sortie du SEDIF en cliquant ICI). Un choix politique mais ni économique, ni pragmatique. Les Ivryens ne se sont pas trompés. Moins de 5% d’entre eux ont voté lors de cette fausse « consultation populaire ».

Le Maire a récemment commémoré le 17 octobre 1961 devant une série de tags où étaient indiqués « Crime d’Etat, crime policier, crime coloniale » et dévoilera prochainement une future rue du 17 octobre 1961. Cette commémoration est le symbole même de la récupération politique, permettant de flatter tel ou tel électorat. Dans le même temps, la ville d’Ivry reçoit une délégation palestienne pendant un mois et le Conseil municipal prend position pour soutenir un Maire communiste italien qui a défendu les migrants. La Palestine et le Sahara Occidental sont des sujets permanents occultant les vrais problèmes des Ivryens.

Le Conseil Municipal du mois de juin a dû se tenir à huis clos en raison de l’invasion du Conseil municipal par une délégation marocaine ; le Maire est pris dans l’affaire Pegassus nécessitant une protection fonctionnelle financée par de l’argent public. Est-ce la vocation de la ville d’Ivry de ne s’intéresser qu’à des sujets géopolitiques ? Je ne le pense pas. Enfin, mi-octobre, s’est tenue la semaine décoloniale après la marche de janvier 2021 (lire mon édito « Ivry, ville messagère de la division » en cliquant ICI). Des affiches de cette semaine se sont même retrouvées apposées dans des écoles Ivryennes. L’inscription à un club sportif est conditionnée à l’affiliation à la FSGT. Cet organisme n’a d’autre vocation que de diffuser les idées communistes à travers le sport. Faisons le vœu en 2022 qu’Ivry devienne enfin une ville pour tous !

Bonne année à tous !

Sébastien BOUILLAUD
Président du groupe  Ivry Autrement

Tribune février 2022

Les longs discours ne remplaceront jamais l’action. Lors du dernier Conseil municipal, j’ai interrogé le Maire sur le phénomène du vol à la roulotte qui se multiplie à Ivry. Il s’est défaussé sur l’Etat ; la ville ne peut rien y faire. Je ne partage pas ce constat. Il y a pourtant des solutions de dissuasion qui existent comme la vidéoprotection ainsi que des mesures de prévention. Je ne m’étendrai pas sur les problèmes d’insécurité récurrents et les cambriolages à répétition.

La Ville demeure également inactive en matière d’écologie. Les pistes cyclables restent encore dangereuses et incomplètes. Le parc des Confluences se fait attendre alors que la ville d’Ivry peine de plus en plus à atteindre les 10m² d’espace vert par habitant recommandé. Le projet Ivry Confluences tourne au fiasco. Les constructions hautes et brutales, sans balcon, se multiplient au milieu de zones industrielles. Les rues sans âmes ni arbres assombrissent le décor. L’absence de commerces et de stationnement renforcent le côté « cité-dortoir » du quartier.

Avec plus de 3 millions d’euros annuels, l’argent public coule pourtant à flots pour financer ce projet. La seule commercialisation des logements aurait dû permettre de financer l’ensemble des équipements publics. Mais non, la politique des prix maîtrisés a empêché de financer ces écoles, parcs et gymnases et c’est l’ensemble des contribuables Ivryens qui doivent participer au développement de ce quartier. En faisant d’autres choix, ce quartier aurait pu être bien plus agréable pour bien moins cher.

De même, alors que certains OPH parviennent à autofinancer la rénovation et l’entretien de leur patrimoine, le budget communal d’Ivry contribue à hauteur d’un million d’euros à l’entretien de son parc de logement social. De même, plus de 650 000 € du budget de fonctionnement du cinéma Le Luxy provient d’argent public, soit 10 € par habitant, pour à peine 250 000 € liés aux entrées. C’est une proportion excessive. Les Théâtres des Quartiers d’Ivry sont subventionnés à hauteur de 750 000 € chaque année et ne subsistent que grâce à l’argent public pour une programmation ciblée et exclusive.

Enfin, si la municipalité appliquait l’obligation des 1607 heures annuels pour les agents municipaux, cela signifierait au moins un million d’euros d’économie par an sur la masse salariale. Dans le même temps, la mise en place du télétravail entraine un surcoût de plus de 100 000 € sans autre économie.

C’est ainsi plus de 6 millions d’euros qui sont utilisés inutilement chaque année. Des choix budgétaires et politiques qui font qu’Ivry est une ville qui se dégradent jour après jour. La taxe foncière est pourtant l’une des plus élevées d’Ile-de-France avec plus de 50%. Qui peut accepter cela plus longtemps ?

Sébastien BOUILLAUD
Président du groupe Ivry Autrement

Tribune mars 2022

Début février, une étude menée par le Collectif 3R et la fondation ToxicoWatch a révélé un taux de dioxine anormalement élevé dans des œufs et des végétaux à proximité de l’usine d’incinération des déchets du Syctom située à Ivry.

Cet incinérateur brûle 730 000 tonnes de déchets par an pour 15 communes dont Paris et Ivry. Dans la foulée, l’Agence Régionale de Santé a préconisé, de façon conservatoire et prudentielle, la non consommation des œufs pondus à proximité immédiate de l’incinérateur. Ce relevé inquiète nécessairement tous les Ivryens. Le collectif 3R se bat depuis plusieurs années contre la reconstruction d’une nouvelle usine à la place de l’actuelle.

Notre groupe des élus de la droite et du centre a toujours agit en responsabilité. Nous avons toujours soutenu les demandes de mesures de pollution à proximité de l’usine. Si nous avions émis des doutes sur le dimensionnement de la future usine, aujourd’hui en cours de reconstruction, nous avons toujours jugé indispensable le remplacement de l’usine actuelle construite il a près de 50 ans et aujourd’hui arrivée à bout de souffle. Si le lien de responsabilité entre la pollution ponctuelle aux dioxines et l’usine est avérée, son remplacement est devenu d’autant plus justifiée et ce rapport du collectif 3R ne va pas dans une autre direction. En effet, les normes imposées en termes de rejet au niveau des futures cheminées de l’usine sont 100 fois plus drastiques aujourd’hui.

Car il ne faut pas s’y tromper, le zéro déchet reste une utopie et la région parisienne a besoin de se doter d’une usine de traitement des déchets moderne. Ne pas la reconstruire serait une aberration écologique : cela ouvrirait la voie à l’enfouissement. Repousser en seconde couronne cette usine reviendrait à mettre encore plus de camions sur les routes et évacuer le besoin de traitement de nos déchets vers d’autres populations et d’autres territoires. La présence de cette usine à Ivry, au cœur d’une zone de très forte densité, rappelle les jours l’importance de diminuer notre production de déchets.

Aujourd’hui, nous devons rester prudents et alertes sur l’usine du Syctom d’Ivry. A ce jour, il n’y a pas de lien avéré entre l’usine et la pollution aux dioxines. Les intérêts et les positions du collectif 3R sont à l’opposé de Suez et du Syctom. Les méthodes scientifiques d’évaluation et la partialité des acteurs rendent difficiles toute objectivité dans l’information rendue. C’est pourquoi, afin de rassurer les populations sur les raisons de cette pollution aux dioxines, nous avons soutenu la tenue d’un conseil syndical extraordinaire du Syctom avec la présence de tous les acteurs et la conduite d’une étude indépendante, approfondie et transparente afin de faire toute les lumière sur l’ensemble des données.

 

Sébastien BOUILLAUD

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

Régie publique de l’eau : CONTRE la sortie du SEDIF

Jusqu’au 19 septembre, les citoyens de 9 communes, toutes de gauche, sont appelés à une consultation pour décider de l’avenir de la gestion de notre eau potable, bien public.

L’eau ne devrait être pas être un bien réquisitionné pour des questions politiques. Car le choix opéré par la Mairie d’Ivry et ses villes sœurs n’est nullement guidé par des motivations rationnelles mais uniquement par des dogmes politiques anachroniques.

En témoigne, déjà, la couleur politique des 9 communes qui ont choisi de quitter le SEDIF (Syndicat intercommunal des eaux d’Île-de-France) . Toutes de gauche : Vitry, Orly, le Kremlin-Bicêtre, Chevilly-Larue, Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly et bien sûr Ivry-sur-Seine. Des communes disparates non contigües, symboles du repli sur soi.

Jusqu’à aujourd’hui, ces 9 communes sont membres du SEDIF, le plus grand syndicat intercommunal de gestion du service public d’eau en France réunissant 151 communes et géré par des élus locaux. Cette structure est cohérente. L’eau est un bien immatériel qui ne connaît pas de frontière, par définition.

Le SEDIF a délégué par contrat la gestion de l’eau à Véolia Eau avec des exigences de qualités et d’investissement. Ce fameux grand capital qui nous veut que du mal. Un bouc émissaire facile. Alors plutôt que demander au SEDIF de dénoncer le contrat et de reprendre en interne la gestion de l’eau, c’est avec courage que ces 9 communes s’isolent pour gérer dans leur coin un bien vital qui demande une haute technicité pour garantir la sécurité de tous.

Le choix est déjà opéré depuis plusieurs années. Dès le 23 décembre 2017, le sujet est venu sur la table du Conseil municipal avec déjà cette idée folle de sortir du SEDIF. Les élus d’Ivry Autrement que je préside s’y étaient opposés dès le premier jour en dénonçant les risques financiers et sanitaires que cela couvrait.

A court d’études et d’arguments, le sujet n’est revenu sur la table que 3 ans plus tard, le 16 mai 2019, sans plus d’arguments hormis un positionnement idéologique et politique. A cette occasion, le Maire a demandé la poursuite des études, pourtant commencé il y a 3 ans.

Enfin, le 10 décembre 2020, la majorité écolo-communiste du Conseil municipal a voté pour la création d’une régie publique de l’eau.

Alors, pourquoi voter aujourd’hui alors que tout semble décidé ?

Car nous devons leur montrer qu’une minorité ne peut décider seule sans autre argument que des motifs politiques.

La preuve que la motivation est seulement politique, le Territoire Plaine Commune où se trouve Saint-Denis notamment, est sortie du SEDIF en 2017 pour finalement y revenir en septembre 2020. Le choix de la raison, du pragmatisme et de l’avenir.

Enfin, sur le fond, le SEDIF fait ses preuves depuis bientôt un siècle. Elle a su prouver qu’elle était la meilleure structure pour gérer l’eau potable. Le SEDIF n’est autre que la mise en œuvre d’un mécanisme de mutualisation que plus personne ne conteste aujourd’hui. Cet organisme de mutualisation du service public de l’eau est sans coût financier pour la collectivité, donc pour les contribuables.

Le SEDIF, garante de la sécurité et de la santé publique

En termes de sécurité et de santé publique, le modèle du SEDIF est une garantie pour tous les Ivryens. La ville est desservie par une usine située à Choisy et des réserves situées à Villejuif et à Châtillon. Une station d’urgence à Neuilly-sur-Marne peut venir en secours. Remettre en cause le fonctionnement du SEDIF, c’est mettre en péril ce fonctionnement mutualisé, gage de sécurité et d’économies d’échelle.

  • Que se passe-t-il en cas de rupture de canalisation ou de défaillance d’une station ?
  • Qui prend le relais et comment sera assurée la circulation de l’eau ?

Le SEDIF, gage d’économie

Selon divers scénarii, le coût de sortie du SEDIF des 18 communes qui y adhèrent est estimé entre 30 et 100 millions d’euros. N’a-t-on pas mieux à faire de notre argent ? La délégation de l’eau à Veolia a permis au SEDIF de maintenir un service public de qualité, notamment en termes de santé publique, tout en contenant le prix de l’eau. Les investissements à venir seront importants, avec un réseau ivryen qui date en grande partie des années 30. Le SEDIF et Veolia seront plus à même de porter ces investissements. Je prends l’exemple de Viry-Châtillon : on ne doit pas finir comme elle, à réaliser une gestion publique de l’eau en régie et à générer une dette de 10 millions d’euros pour afficher un prix d’eau inférieur à celui de Veolia. Aujourd’hui, pour les 18 communes adhérentes au SEDIF, le prix de l’eau moyen, uniquement pour la partie eau potable, est de 1,37 euro par mètre cube. A Villeneuve-Saint-Georges ou à Valenton, qui ne sont pas adhérentes au SEDIF, le prix de l’eau est 50 % supérieur à celui du SEDIF et atteint 2 euros par mètre cube. Au moment où de nombreuses collectivités revoient leurs investissements à la baisse, le SEDIF a même baissé son prix de l’eau potable de 10 centimes le 1er janvier 2017, tout en prévoyant des investissements dépassant le milliard d’euros, dont une partie sur notre commune. La rupture avec le SEDIF, pour des raisons idéologiques à contre-courant des mouvements de mutualisation, entraînera des surcoûts pour notre commune et pour les usagers directs du service public.

En conclusion

Il est temps de faire preuve de responsabilité, de pragmatisme et de bon sens vis-à-vis de nos enfants et de réfléchir ensemble au sein du SEDIF au mode de gestion de l’eau publique la plus appropriée, que ce soit en termes d’économie, de qualité et surtout de santé publique. Il faut donc s’opposer à la sortie du SEDIF.

 

Sébastien BOUILLAUD

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

Tribune mai 2021

La Liberté s’affiche fièrement comme valeur de la République sur le fronton de la Mairie. Celle-ci passe par l’assurance que l’espace public est un lieu serein et respecté de tous. Or, le respect n’est pas la valeur première à Ivry. Pire, je constate une inversion des normes qui autorise aujourd’hui à braver, bafouer, mépriser et insulter l’autorité policière avec une impunité flagrante.

Cette banalisation de la violence à l’égard de la police est une dérive de la société vers toujours plus de laxisme. Il y a 6 ans, Atef Rhouma, aujourd’hui 3ème adjoint au Maire dénonçait les violences policières : « Les non-condamnations par la justice donnent un véritable permis de tuer à la police, permis de tuer une certaine population en tout cas. Comment ne pas perpétuer le sentiment d’injustice et le sentiment de deux poids deux mesures quand la justice est clémente pour les policiers alors qu’elle a la main lourde pour les jeunes poursuivis (…) ».

Force est de constater que 6 ans après, la situation s’est bien inversée. Cette fois-ci, je n’ai entendu aucun élu de la majorité municipale dénoncer la clémence des juges dans l’affaire de Viry-Châtillon. Il n’est pas tolérable que des peines si légères soient prononcées alors que des policiers avaient été grièvement blessés. C’est une honte faite à la République.

Ces situations tendent à se banaliser. Si les refus d’obtempérer étaient rares il y a 15 ans, ils se multiplient aujourd’hui, avec un refus toutes les 25 minutes en France.

En février dernier, un automobiliste s’est tué après un refus d’obtempérer face à la BAC d’Ivry-sur-Seine. Le mois dernier, à Vitry-sur-Seine, un fuyard a créé un accident après le vol d’une voiture et en prenant la fuite face à la police.

Surtout, il y a un mois, un élu de la majorité municipale s’est permis lui aussi de refuser un contrôle de police et a fui après avoir grillé plusieurs feux rouges. Le Maire a faiblement condamné cet acte et aucune sanction politique ne lui a été adressée. Un élu de la République peut donc librement et en toute impunité mettre en danger des forces de l’ordre. Nous sommes en devoir d’attendre de l’exemplarité de leur part. Le fait que celui-ci puisse continuer de représenter la République après de tel fait est indigne. J’ai demandé au Maire de prendre ses responsabilités ; il a taxé ma demande de « récupération politique ». Je suis attaché à l’autorité de l’Etat et au respect des institutions et ces faits sont intolérables.

Je ne peux que souligner une certaine cohérence du Maire dans sa politique laxiste. Il laisse ses élus critiquer ouvertement la police et les soutient lorsqu’il se permettent de manquer de respect face à l’autorité.

Deux poids deux mesures. Ce n’est pas cette société que nous voulons. L’éducation à un sens.

 

Sébastien Bouillaud

Conseiller municipal

Président du groupe d’opposition Ivry Autrement

Commémoration Nationale du souvenir de la déportation

Journée nationale du souvenir de la Déportation, nos conseillers municipaux du groupe Ivry Autrement, Yamina AMZAL et Valentin AUBRY, étaient présents devant la stèle du parc Maurice Thorez pour commémorer le souvenir de milliers de personnes qui ont été déportées dans les camps de la mort nazis.
Une cérémonie bien étrange et particulière en période de crise sanitaire.
Pas de portes drapeaux. Pas de sonnerie aux morts. Pas de Marseillaise. En somme, pas de réel hommage de la municipalité. Une simple vidéo pour honorer la mémoire des victimes… Quelle blessure supplémentaire faite aux victimes !
Certes, nous vivons une période où les commémorations ne peuvent être organisées comme avant.
Cependant, la municipalité est moins regardante lorsqu’il s’agit de défendre le théâtre public en laissant s’organiser, avec son acquiescement moral et son soutien, des manifestations diverses comme des flashmobs ou représentations culturelles, regroupant de nombreuses personnes au mépris des règles sanitaires, ou bien une manifestation devant une école communale, etc…
Notre but n’est pas de pointer du doigt ces actions qui peuvent être légitimes, en revanche, il est important de souligner l’incohérence des décisions de la ville. En effet, pour la commémoration d’hier, elle a su être plus ferme. Comment les choix s’opèrent-ils ?
Alors, si le théâtre est essentiel, le recueillement à nos morts doit l’être également !