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Régie publique de l’eau : CONTRE la sortie du SEDIF

Jusqu’au 19 septembre, les citoyens de 9 communes, toutes de gauche, sont appelés à une consultation pour décider de l’avenir de la gestion de notre eau potable, bien public.

L’eau ne devrait être pas être un bien réquisitionné pour des questions politiques. Car le choix opéré par la Mairie d’Ivry et ses villes sœurs n’est nullement guidé par des motivations rationnelles mais uniquement par des dogmes politiques anachroniques.

En témoigne, déjà, la couleur politique des 9 communes qui ont choisi de quitter le SEDIF (Syndicat intercommunal des eaux d’Île-de-France) . Toutes de gauche : Vitry, Orly, le Kremlin-Bicêtre, Chevilly-Larue, Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly et bien sûr Ivry-sur-Seine. Des communes disparates non contigües, symboles du repli sur soi.

Jusqu’à aujourd’hui, ces 9 communes sont membres du SEDIF, le plus grand syndicat intercommunal de gestion du service public d’eau en France réunissant 151 communes et géré par des élus locaux. Cette structure est cohérente. L’eau est un bien immatériel qui ne connaît pas de frontière, par définition.

Le SEDIF a délégué par contrat la gestion de l’eau à Véolia Eau avec des exigences de qualités et d’investissement. Ce fameux grand capital qui nous veut que du mal. Un bouc émissaire facile. Alors plutôt que demander au SEDIF de dénoncer le contrat et de reprendre en interne la gestion de l’eau, c’est avec courage que ces 9 communes s’isolent pour gérer dans leur coin un bien vital qui demande une haute technicité pour garantir la sécurité de tous.

Le choix est déjà opéré depuis plusieurs années. Dès le 23 décembre 2017, le sujet est venu sur la table du Conseil municipal avec déjà cette idée folle de sortir du SEDIF. Les élus d’Ivry Autrement que je préside s’y étaient opposés dès le premier jour en dénonçant les risques financiers et sanitaires que cela couvrait.

A court d’études et d’arguments, le sujet n’est revenu sur la table que 3 ans plus tard, le 16 mai 2019, sans plus d’arguments hormis un positionnement idéologique et politique. A cette occasion, le Maire a demandé la poursuite des études, pourtant commencé il y a 3 ans.

Enfin, le 10 décembre 2020, la majorité écolo-communiste du Conseil municipal a voté pour la création d’une régie publique de l’eau.

Alors, pourquoi voter aujourd’hui alors que tout semble décidé ?

Car nous devons leur montrer qu’une minorité ne peut décider seule sans autre argument que des motifs politiques.

La preuve que la motivation est seulement politique, le Territoire Plaine Commune où se trouve Saint-Denis notamment, est sortie du SEDIF en 2017 pour finalement y revenir en septembre 2020. Le choix de la raison, du pragmatisme et de l’avenir.

Enfin, sur le fond, le SEDIF fait ses preuves depuis bientôt un siècle. Elle a su prouver qu’elle était la meilleure structure pour gérer l’eau potable. Le SEDIF n’est autre que la mise en œuvre d’un mécanisme de mutualisation que plus personne ne conteste aujourd’hui. Cet organisme de mutualisation du service public de l’eau est sans coût financier pour la collectivité, donc pour les contribuables.

Le SEDIF, garante de la sécurité et de la santé publique

En termes de sécurité et de santé publique, le modèle du SEDIF est une garantie pour tous les Ivryens. La ville est desservie par une usine située à Choisy et des réserves situées à Villejuif et à Châtillon. Une station d’urgence à Neuilly-sur-Marne peut venir en secours. Remettre en cause le fonctionnement du SEDIF, c’est mettre en péril ce fonctionnement mutualisé, gage de sécurité et d’économies d’échelle.

  • Que se passe-t-il en cas de rupture de canalisation ou de défaillance d’une station ?
  • Qui prend le relais et comment sera assurée la circulation de l’eau ?

Le SEDIF, gage d’économie

Selon divers scénarii, le coût de sortie du SEDIF des 18 communes qui y adhèrent est estimé entre 30 et 100 millions d’euros. N’a-t-on pas mieux à faire de notre argent ? La délégation de l’eau à Veolia a permis au SEDIF de maintenir un service public de qualité, notamment en termes de santé publique, tout en contenant le prix de l’eau. Les investissements à venir seront importants, avec un réseau ivryen qui date en grande partie des années 30. Le SEDIF et Veolia seront plus à même de porter ces investissements. Je prends l’exemple de Viry-Châtillon : on ne doit pas finir comme elle, à réaliser une gestion publique de l’eau en régie et à générer une dette de 10 millions d’euros pour afficher un prix d’eau inférieur à celui de Veolia. Aujourd’hui, pour les 18 communes adhérentes au SEDIF, le prix de l’eau moyen, uniquement pour la partie eau potable, est de 1,37 euro par mètre cube. A Villeneuve-Saint-Georges ou à Valenton, qui ne sont pas adhérentes au SEDIF, le prix de l’eau est 50 % supérieur à celui du SEDIF et atteint 2 euros par mètre cube. Au moment où de nombreuses collectivités revoient leurs investissements à la baisse, le SEDIF a même baissé son prix de l’eau potable de 10 centimes le 1er janvier 2017, tout en prévoyant des investissements dépassant le milliard d’euros, dont une partie sur notre commune. La rupture avec le SEDIF, pour des raisons idéologiques à contre-courant des mouvements de mutualisation, entraînera des surcoûts pour notre commune et pour les usagers directs du service public.

En conclusion

Il est temps de faire preuve de responsabilité, de pragmatisme et de bon sens vis-à-vis de nos enfants et de réfléchir ensemble au sein du SEDIF au mode de gestion de l’eau publique la plus appropriée, que ce soit en termes d’économie, de qualité et surtout de santé publique. Il faut donc s’opposer à la sortie du SEDIF.

 

Sébastien BOUILLAUD

Président du groupe Ivry Autrement

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

L’inhumanité de la SADEV 94 « Tout l’esprit d’Ivry »

Qui dit reportage sur la machine à broyer des vies que sont les expropriations, dit Ivry-sur-Seine !

Très bon reportage d’Envoyé Spécial sur les situations inhumaines que créent les expropriations. Je vous invite à regarder entre la 33e et la 40e minutes qui relatent l’expérience d’un Ivryen face à la SADEV 94 et la Mairie d’Ivry.

Cliquez ICI pour visualiser le reportage !

L’inhumanité, « Tout l’esprit d’Ivry » ! Voilà ce que promet le projet Ivry Confluences.
Cet Ivryen lutte depuis plusieurs années contre la SADEV 94 pour faire valoir un minimum de justice. Exproprié il y a près de 2 ans, la SADEV 94 ne lui avait pas payé un seul euro. Alors que la SADEV 94 avait détruit son bien, elle ne lui avait jamais versé la somme qui lui était due. Elle n’a même jamais répondu à ses courriers (tiens tiens, une habitude a priori…). Comme par hasard, les relances d’Envoyé Spécial pour joindre la SADEV 94 ont permis de débloquer l’argent après deux semaines…. Vous vous dites une fin juste et heureuse ? Que nenni, la SADEV 94 a décidé d’aller devant la Cour de cassation pour réduire la somme versée. Le pot de fer contre le pot de terre !

Pendant des années, l’association Ivry Sans Toi(t) s’est battu contre la SADEV 94 et la Mairie d’Ivry pour préserver les intérêts de nombreux petits propriétaires isolés qui se voyaient expropriés pour des sommes ridicules et ainsi réaliser le projet d’Ivry Confluences.
Voilà les méthodes de la SADEV 94 soutenues par la Mairie d’Ivry. La SADEV 94, bras armé en matière d’aménagement du Val-de-Marne, a été successivement présidée par Pascal Savoldelli entre 2015 et 2017, Conseiller départemental d’Ivry et Sénateur du Val-de-Marne, et Christian Favier depuis 2017, Président du Conseil départemental.
Le PCF se vante en permanence de défendre les plus faibles avec son slogan « L’humain d’abord ». Mais ce ne sont que des mensonges. Défendre les groupes ou les causes oui, politiquement, c’est intéressant, mais défendre l’Ivryen lambda face au bulldozer de la SADEV 94 non.

Alors, arrêtons cette duperie, M. Favier se représente pour un 5ème mandat à la tête du département. Soit depuis l’origine du projet de la ZAC Ivry Confluences au passage. Alors en juin prochain. Cessons ce broyage et votons contre M. Favier et M. Savoldelli et donnons un sens humain à nos projets, construisons un avenir à notre département et aux Ivryens et donnons-nous des élus à la hauteur des enjeux.

 

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

Président du mouvement Ivry Autrement

La gabegie à Ivry et c’est le contribuable que l’on spolie

Ivry-sur-Seine est doublement épinglée. Parmi les 130 communes de plus de 50 000 habitants en France, notre chère ville se retrouve parmi les plus mauvais élèves à la fois en matière de dépenses de fonctionnement mais également en matière de ponction du contribuable.

Cette semaine, l’association des Contribuables associés, relayée par le Parisien/Aujourd’hui En France, a publié une étude sur le train de vie de nos communes.

Dans un premier temps, décortiquons ce classement

A la tête des villes les plus dépensières : Paris. Elle dispose d’une diversité de revenus, notamment issus du tourisme, sans commune mesure avec les autres villes de France lui permettant de dépenser des sommes considérables pour préserver son rayonnement et son attractivité.

Dans le haut de ce classement, vient ensuite Nanterre, qui comme Courbevoie, bénéficie de la manne de la Défense lui permettant d’assurer un train de vie élevé à ses habitants sans devoir leur mettre une pression fiscale excessive. La preuve en est, à la différence d’Ivry, ces deux communes ne se retrouvent pas parmi les villes ayant la fiscalité la plus élevée.

Enfin, Martigues, 3ème ville la plus dépensière du classement bénéficie des recettes fiscales de la raffinerie Total, l’une des plus grande d’Europe, et peut ainsi en parallèle se prévaloir d’une pression fiscale faible tout en garantissant un niveau de dépenses élevées.

Dans les villes où la pression fiscale est la plus élevée, Ivry-sur-Seine se retrouve au milieu de celles avec des populations aux revenus par habitant bien plus haute. Par exemple, Saint-Maur-des-Fossés (45 000 €/habitant), Levallois-Perret (52 000 €/habitant) ou encore Neuilly-sur-Seine (80 000 €/habitant). Avec moins de 30 000 € net par an en moyenne, les habitants paient proportionnellement bien plus d’impôts. A Ivry, le nombre de contribuables est bien plus faible, alors cela accentue forcément cette disparité. Cela signifie que l’impôt est particulièrement mal réparti et qu’une minorité contribue pour une majorité.

Ivry-sur-Seine a un train de vie excessif et met à contribution les Ivryens en exerçant une pression fiscale spoliatrice

Car, dans un second temps, il est temps de s’intéresser au niveau de dépenses d’Ivry-sur-Seine. Il s’élève à plus de 2000 € par habitant et par an. On conviendra que ceci ne se retrouve aucunement dans le niveau de service public délivré.

Alors qu’Ivry dépense plus que Levallois-Perret, Rueil-Malmaison ou Courbevoie, elle ne tient absolument pas la comparaison en matière de qualité de vie, de service public ou encore d’activités. Dans ces villes, et pour des dépenses moindres, les habitants bénéficient de rues propres et entretenues, de prestations similaires à Ivry mais aussi plus diversifiées comme des cours d’aviron, d’Ikebana, de danse classique, d’histoire de l’art ou même d’orgue. Par ailleurs, la qualité des parcs et du cadre de vie est sans commune mesure avec Ivry. De plus, ces villes disposent de musées et de centres culturel et évènementiel accueillant les plus grands chanteurs et comédiens nationaux. Surtout, ces villes disposent d’une police municipale conséquente.

Alors, à Ivry-sur-Seine, où va tout cet argent ? Pour quel service public ? Pourquoi des villes comparables comme Créteil, Fontenay-sous-Bois, Vitry-sur-Seine, Saint-Denis ou encore Aubervilliers réussissent elles à dépenser 20% de moins qu’Ivry ?

Ivry dépense chaque année 2,5 millions d’euros par an pour ses diverses manifestations, « Ivry en fête » par exemple et autant dans la communication. Ce budget de 5 millions d’euros sert-il réellement l’intérêt général ? Non ! Aucune ville ne dispose d’un journal de propagande local aussi épais ni de dépenses aussi importantes dans ce domaine.

A Ivry, l’intérêt général se confond avec les combats partisans et politiques. Lorsqu’un bus est affrété par la Mairie, en juillet dernier, pour permettre au plus grand nombre d’aller manifester pour la marche en faveur d’Adama Traoré, ce sont nos impôts et donc de l’argent public qui ici utilisé à des fins politiques. Il en va de même lorsque la Mairie d’Ivry finance des caisses de soutien aux différentes grèves, que ce soient celles des Gilets-jaunes ou celle contre la réforme des retraites. Il y a ici un mélange et un détournement de l’argent public à des fins politiques.

Les Maires communistes du Département, avec le Maire d’Ivry en tête, s’opposent à l’application effective des 1607 heures dans la fonction publique territoriale. Alors que la plupart des salariés du privé sont bien au-delà de ce chiffre, alors que de nombreuses personnes subissent de plein fouet la crise sanitaire et ont parfois perdu leur travail, il apparaît surréaliste que des élus défendent des avantages financés par de l’argent public. La loi s’applique à tous, et en temps de crise, chacun doit participer à l’effort national. Par la seule application des 1607 heures au sein de la Mairie d’Ivry, c’est plusieurs millions d’euros qui seraient économisés chaque année par la municipalité et autant de pouvoir d’achat rendu à tous les Ivryens.

Malgré un budget si important, le manque d’entretien de nos rues et de nos équipements publics, culturels ou scolaires est criant. Il y a urgence à lancer un grand plan de rénovation à Ivry. En témoigne la nécessité d’avoir dû fermer, bien avant la crise sanitaire, la piscine de l’Orme au chat.
Les équipements sportifs doivent également être largement rénovés comme les gymnases Auguste Delaune ou Venise Gosnat ainsi que le complexe Clerville.

Avec un budget parmi les plus élevés de France, les familles d’Ivry sont en droit d’attendre une place en crèche pour tous ou encore des repas de bien meilleure qualité dans les écoles.

Pour une ville qui se dit écologique, les pistes cyclables sont encore bien trop rares à Ivry, et quand elles existent, elles sont discontinues et bien trop dangereuses, comme dans la rue Westermeyer. La quantité d’espaces verts demeurent également au-dessous des normes régionales avec moins de 10m² par habitant. Avant de crier contre les conséquences de la crise sanitaire, la municipalité devrait déjà commencer par apporter un cadre de vie digne de ce nom aux Ivryens.

Avec une pression fiscale si élevée et des dépenses si conséquentes, il est honteux de voir des espaces comme la rue Ernest Renan. Cette rue symbolise la misère ivryenne, des dizaines de voitures ventouses jonchent un trottoir en terre, défoncé, sur lequel aucun piéton ne peut dignement circuler. Dans le prolongement, les murs qui font l’angle de la rue Pierre Rigaud s’effondrent obligeant depuis plusieurs semaines à fermer une voie de circulation. Le summum est intervenu cette semaine, avec une autre maison juste en face, squattée, qui brûle complètement laissant une impression de lendemain de guerre. Voilà la réalité Ivryenne dans un quartier que le Maire qualifie pourtant d’attractif ; un quartier que de nombreux habitants veulent déjà quitter en raison de l’absence de commerce, d’espace vert, de transport et au milieu d’un collège pollué au mercure qui est symptomatique des difficultés, voire de l’incompétence de l’équipe municipale en place.

La gabegie financière ne sert aucunement la solidarité prônée par la municipalité. Avec des impôts si élevés pour une réalité si désastreuse, la politique ivryenne renforce les inégalités, nivelle l’ensemble de la population vers le bas, divise les uns et les autres et renforce le sentiment d’injustice.

Et la situation va continuer de se dégrader. Pendant plusieurs années, les impôts à Ivry augmentaient bien plus vite que l’inflation. Le Maire et son adjoint aux finances nous ont expliqué que le niveau record de la taxe foncière se justifiait par l’intégration de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Il n’en est rien. Dès cette année, les quelques Ivryens qui paient des impôts découvriront une nouvelle colonne sur leur feuille d’imposition avec la mise en place de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagère…en plus de la taxe foncière. Le Maire a refusé de baisser en contrepartie le taux de la taxe foncière alors qu’il aurait pu le faire. C’est un nouveau prélèvement qui viendra continuer à financer un train de vie toujours plus élevé à Ivry pour un service public malheureusement toujours plus dégradé. Cette situation n’est pas à un manque d’implication des agents communaux mais à un manque de perspective et d’orientation flagrants.

Nombreux sont ceux qui nous disent que la situation est pire ailleurs. Cet article démontre que non. Alors nous ne pouvons qu’espérer que cet article de presse constituera un électrochoc pour que cette municipalité prenne conscience qu’elle doit faire bien mieux tant en dépenses qu’en matière d’impôts. Face à l’usage de l’argent public, nous devons attendre bien plus de responsabilité de la part de nos élus locaux. Une ville gérée correctement permettrait de redonner des centaines d’euros de pouvoir d’achat aux Ivryens.

Nous ne pouvons faire que mieux, mais quand ?

Sébastien BOUILLAUD

Conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine

Président du mouvement Ivry Autrement

Ivry, ville messagère de la division

En ces temps de crise sanitaire, de couvre-feu où il est impossible de se retrouver tous ensemble, les liens sociaux se sont considérablement tendus. Dans les transports, sur la route, dans les centres commerciaux, les échanges se sont crispés et les mots, les gestes se font régulièrement plus durs. De la même manière, les violences intrafamiliales sont en forte hausse.

Nous devons retrouver une société apaisée, cesser les divisions en tout genre et chercher le rassemblement de tous les Ivryens.

Pourtant, l’organisation d’une marche « décoloniale » dans Ivry, soutenue par des élus de la majorité municipale, est une honte faite à la République. Elle ne lançait aucunement un débat, elle n’avait que des relents communautaires et de haine, contre la France et son Histoire. Les discours qui ont été prononcés pendant cette marche attisent la haine. Celle-ci aurait dû être interdite et condamnée par le Maire, qui par la même occasion aurait dû sanctionner les élus qui y ont participé. Avec ce genre de prise de position de la majorité, Ivry prouve encore une fois qu’elle est tout sauf une ville messagère de la paix.

La France ne doit pas constamment s’excuser pour son Histoire. Elle est ce qu’elle est aujourd’hui en raison de celle-ci. Elle est un pays dans lequel la liberté d’expression est préservée. Mais la France n’est pas une terre sur laquelle chacun peut venir s’essuyer les pieds, ni cracher sur son Histoire et sur la République. Elle n’est pas non plus un endroit où les discours de haine peuvent s’exprimer publiquement sans qu’aucune condamnation ne soit prononcée par les représentants de la République.

La marche « décoloniale » a reçu un soutien appuyé et une forte promotion de la part du groupe Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI). Les élus de ce collectif profitent d’ailleurs régulièrement de la tribune du conseil municipal pour déclamer des discours communautaires qui n’ont rien à faire en son sein. Au fur et à mesure que l’islamo-gauchisme prospère à Ivry, la République recule.

De plus, les commémorations publiques deviennent des lieux de division plus que de rassemblement. Les discours prononcés et les inaugurations de plaques en tout genre ne participent en rien à l’union prônée par ces moments de recueillement. Les commémorations ne sont devenues que des lieux de diffusion de messages politiques où l’extrême gauche peut critiquer encore et toujours la République et le capitalisme. Elles deviennent aussi l’occasion de flatter telles ou telles communautés pour des raisons électoralistes.

Enfin, le Maire profite du moindre fait divers pour diviser et réitérer des vieux dogmes caricaturaux. Récemment, il a pris position en faveur d’une trentaine de squatters délogés de locaux occupés illégalement, quai Marcel Boyer. Je condamne bien évidemment la forme violente utilisée par le propriétaire. Dans un même temps, nous savons tous aujourd’hui qu’un bien squatté deux jours durant, signifie qu’il est impossible de le récupérer facilement et qu’un parcours du combattant interminable et éprouvant commence alors pour son propriétaire. La propriété privée est un droit inviolable et sacré qui semble complètement étranger à notre Maire. Pas un mot sur le sujet de sa part, lui pourtant si prompt à prendre la défense des uns et des autres. Aucune nuance !

En ces temps de fortes tensions sociales, les divisions n’attisent que la haine et opposent les uns et les autres plutôt que de les rassembler. La question qui se pose aujourd’hui est bien évidemment dans quel état Ivry sera-t-elle dans 5 ans ? Mais surtout, à quel point la majorité en place sert-elle des causes obscures voire anti-républicaines ?

 

Sébastien Bouillaud,

Conseiller municipal

Président du mouvement Ivry Autrement

Les esprits s’échauffent à l’OPH d’Ivry, pas les logements !

Vendredi dernier, le 22 janvier 2021, une manifestation organisée par des locataires du parc HLM et la Confédération Nationale du Logement (CNL) s’est déroulée devant la mairie d’Ivry pour réclamer le chauffage dans les appartements.

Les dysfonctionnements de celui-ci dans les logements de l’OPH d’Ivry sont malheureusement trop fréquents. Et les plaintes des locataires ne sont pas traitées !

Cette année, c’est la goutte de trop ! Le froid omniprésent dans les logements de la cité Maurice Thorez, mais ailleurs à Ivry également, est devenu insupportable pour les locataires. C’est invivable et dangereux, surtout pour les plus fragiles

Cette problématique montre à quel point les logements sont de plus en plus insalubres. Les appartements sont des passoires thermiques, dans lesquelles l’entretien du chauffage n’est même pas assuré.

Cette fois-ci, le Maire ne peut rejeter la faute sur personne d’autre, que sur l’OPH…qu’il préside. Il a pourtant bien essayé, mais il doit reconnaître lui-même que l’État n’est pour rien dans la mauvaise gestion de l’OPH d’Ivry. Les autres OPH communaux s’en sortent bien mieux que le nôtre et ainsi n’ont pas besoin de demander l’aumône à l’Etat. Ce n’est pas un énième comité de suivi que les locataires veulent, ce sont des solutions et des réponses concrètes.

Les problèmes de chauffage ne sont que le fruit d’une mauvaise gestion qui dure depuis trop longtemps. Le tout ultra social conduit à un déséquilibre flagrant de l’OPH. Ce désastre financier nécessite un abondement annuel de plusieurs millions d’euros chaque année de la part de la ville. Y aurait-il une fuite des crédits budgétaires ? A quoi sert réellement le budget de l’OPH ?

Cela fait déjà plusieurs années que l’OPH ne traite pas de ses différents problèmes structurels et fait montre d’un grand manque de considération pour ses locataires. Cette année, la majorité municipale portée par le Maire ont tout simplement écarté une voix opposante. Nous le dénonçons fortement. Lorsque notre groupe siégeait au sein du Conseil d’administration en tant que 1er groupe d’opposition, nous interpellions sur les nombreux disfonctionnements.

L’OPH fait preuve de la plus grande passivité face aux plaintes des habitants. Ceux-ci vivent dans des conditions inadmissibles.  Outre le chauffage, la sécurisation du parc HLM se dégrade et les locataires sont bien seuls, avec l’aide des gardiens, à préserver et rechercher un minimum de paisibilité. Les incivilités, les insultes et les agressions sont une réalité pour de très nombreux résidents. Les parkings sont régulièrement visités et squattés avec de plus en plus de voitures vandalisées. Que dire aussi des coupures d’eau dans certaines cités, des multiples problèmes de plomberie et enfin des nouvelles factures d’eau incompréhensibles – même pour les services de l’OPH, qui ne peut rien expliquer ? Le dialogue est coupé et l’exaspération est à son maximum !

La gestion politique et financière désastreuse de l’OPH d’Ivry nous interpelle et nous inquiète d’autant plus qu’Ivry envisage de reprendre en régie la gestion de l’eau. Ce service public subira-t-il le même sort ?

Il est temps de repenser le logement social à Ivry pour qu’il devienne enfin facteur d’émancipation sociale et permette à ceux qui le méritent de disposer d’un toit digne et permettre à ceux qui le désire d’acquérir leur logement.

Nous proposons que le budget alloué initialement à la construction de nouveaux logements sociaux soit désormais affecter à l’amélioration et à la rénovation des logements existants. Nous ne voulons non plus pas voir des rénovations inachevées et bâclées telles qu’a pu le connaitre l’extension Truillot.

Il est nécessaire de redéfinir l’équilibre entre les différentes typologies de logements sociaux (PLUS, PLAI, PLS, PLAI) afin de repenser la mixité sociale dans le parc HLM et en finir avec l’ultra social source de nivellement vers le bas et mieux considérer les besoins des familles avec le PLS (Prêt Locatif Social).

Nous devons cesser de garantir de nouveaux prêts aux bailleurs sociaux présents sur la commune afin de ne pas mettre en difficulté le budget communal en cas de faillite.

Le contrôle doit être renforcé afin de mettre un terme aux sous-locations sources de profits injustes et contraires à la notion même de logement social. Ces sous-locations privent des familles qui sont dans l’attente d’un logement depuis parfois plusieurs années.

Nous sommes convaincus que ces propositions sont une voie à suivre parmi d’autres, sinon dans quel état allons-nous retrouver l’OPH dans 5 ans ? Qui va devoir payer la facture ? Le logement social version Ivry tend-il réellement vers plus de justice ou au contraire tend-il vers plus d’inégalité ? Aujourd’hui, les communistes, c’est l’inhumain d’abord.

 

Sébastien Bouillaud

Président du mouvement Ivry Autrement

Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine

Cri de colère et amour d’un pays par Yamina AMZAL

Horrifiée et en colère !!
Vendredi, 17h.
A la veille des vacances de la Toussaint, une journée qui devait ressembler aux autres, Samuel, un professeur loué par ses élèves, a été lâchement assassiné, non loin du collège où il enseignait à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines, de la manière la plus horrible qui soit, la décapitation.
Cet acte horrible perpétré par un islamiste de 18 ans au nom encore une fois de sa religion, l’islam, et encore une fois pour venger son prophète Mahomet !!
Samuel a été décapité, pour avoir fait son travail, le plus noble des métiers, former des citoyens, éclairer les esprits de nos enfants, leur apprendre l’art du débat, de l’argumentation, de la contre argumentation, de la critique, leur apprendre que tous les sujets aussi sensibles soient-ils peuvent et doivent être débattus avec intelligence, leur apprendre que la liberté d’expression, n’est pas négociable.
Samuel, père de famille, enseignant intègre, a subi une campagne de harcèlement, qui a conduit à son exécution, initiée par un parent d’élève, qui a multiplié des appels dans des vidéos largement partagées et reliées par la grande mosquée de Pantin.
Un parent d’élève soutenu par un prédicateur fiché S, membre du Conseil des Imams de France, une organisation islamique, connu des services de renseignement, qui a lancé un appel à la dénonciation au CCIF et qui a incité ses soutiens à envoyer un courrier réclamant la tête du professeur, au collège, au CCIF, à l’académie des Yvelines, au ministre Jean-Michel BLANQUER, ou encore au Président de la République.
Le pire, si cela est avéré, serait la réaction lâche et indigne d’un inspecteur de l’académie des Yvelines qui s’apprêtait à rappeler à Samuel « les règles de neutralité et de la laïcité ».
A tous ces islamistes et frères musulmans zélés voulant mettre à terre la France, la République, à tous ces semeurs de haine, votre projet politique est voué à l’échec !! Vous ne gagnerez jamais !! Votre idéologie totalitaire et obscurantiste sera combattue par toutes celles et ceux, indépendamment de leurs origines, et de leurs croyances, qui aiment la France, sa culture, et qui chérissent ses valeurs.
Ma colère est aussi dirigée contre ces élus, ces journalistes, ces associations et organisations, ces intellectuels, ces islamo-gauchistes, ces adeptes du « OUI MAIS », ces irresponsables qui propagent les thèses et les délires des islamistes, des frères musulmans et indigénistes, qui participent à ce climat délétère qui alimentent les divisions au risque de désintégrer la Nation France, vielle de plusieurs millénaires.
À ceux, qui veulent empêcher la critique de l’islam qui crient à l’islamophobie, au racisme, à la stigmatisation des musulmans, comme si en soit être musulman était devenu une origine ethnique !!
Non l’islam n’est qu’une religion qui doit se soumettre, autant que les autres à la critique et au questionnement !!
Non les musulmans sont d’abord des citoyens ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres !!
Non la France n’est pas raciste, Non la France ne stigmatise personne !!
Moi, Yamina, arrivée en France en 2002, ayant vécu dix ans de guerre civile menée par des islamistes sanguinaires, ayant vu des têtes coupées, des corps déchiquetés au nom de cette même idéologie totalitaire et mortifère, je veux déclarer ici mon amour profond, à cette terre qui m’a accueillie, qui ne m’a jamais renvoyé à mes origines, qui m’a traité avec respect, et qui a été et l’est toujours, pour moi une chance, ma chance !!
L’état doit agir avec la plus grande fermeté contre ces ennemis de l’intérieur !! ennemis de la démocratie et des libertés !!
Stop à la lâcheté, stop à la complaisance, stop au clientélisme, stop aux accommodements, stop aux renoncements.
Yamina AMZAL
Conseillère municipale à Ivry-sur-Seine