Tribune octobre 2020

Tribune octobre 2020

Il est temps d’établir un premier bilan de la rentrée scolaire. Après un dernier trimestre réalisé dans des conditions extrêmement difficiles, la rentrée 2020 se devait d’être plus apaisée. Si ce fût le cas dans l’ensemble, le flou subsistait sur de nombreux sujets. Sous quel régime allaient être placés les parents qui étaient contraints de garder leurs enfants à la maison ?

Il a fallu près de deux semaines avant que le gouvernement ne clarifie la situation et propose des solutions rassurantes. En attendant, certaines classes avaient déjà fermé. A Ivry-sur-Seine, c’est l’école Casanova qui dès le 11 septembre annonce un cas positif au Covid et doit fermer ses portes une dizaine de jours. Cette situation met en grande difficulté l’apprentissage des enfants entrainant un risque de rupture pédagogique et d’inégalité entre les élèves. L’école Casanova est la seule école de l’académie de Créteil parmi les 2 638 écoles primaires de l’Académie à avoir dû fermer ses portes en septembre.

Alors que la propagation du virus s’accélère, le protocole sanitaire dans les écoles s’assouplit. Pourtant, la circulation du virus demeure extrêmement élevée avec des risques : sortes d’école, récréations ou cantines… Il est très difficile de se retrouver dans les décisions souvent aléatoires et contradictions du gouvernement.

Par ailleurs, comme si la crise ne suffisait pas, le maire a profité d’un appel intersyndical (peu suivi) à la grève pour le jeudi 17 septembre pour décider 24 heures avant de fermer les écoles. Officiellement, c’était pour de simples raisons sanitaires. En réalité, il souhaitait se poser en grand défenseur du service public… en fermant. Devant la tollé généré par cette décision non préparée, il a été obligé de reculer et d’ouvrir les écoles afin que les parents ne soient pas encore une fois pris en otages et bloqués à la maison sans solution de garde.

A propos : Mehdi Mokrani a quitté le mois dernier l’exécutif municipal en démissionnant de son poste de 5ème adjoint. Cette décision, sans aucun doute personnelle, marque un tournant dans le fonctionnement du Conseil municipal. Il n’est pas anodin qu’un fidèle parmi les fidèles comme Mehdi Mokrani décide de rendre son écharpe. Nous y voyons un système rendu à bout de souffle où les divisions commencent à se faire jour. La répartition des délégations a été décidée de manière très déséquilibrée, donnant à une poignée d’élus communistes les pleins pouvoirs alors qu’une dizaine d’autres adjoints ne sont là que pour la photo avec des délégations symboliques. Cette concentration des pouvoirs, ce repli du cercle décisionnaire ne laisse que peu d’avenir à notre ville et à la concertation citoyenne alors que les défis en matière de sécurité, cadre de vie, logement, emploi ou encore pouvoir d’achat sont nombreux.

Sébastien BOUILLAUD
Président du mouvement Ivry Autrement
Conseiller municipal à Ivry-sur-Seine

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